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Guerre en Ukraine : une exposition rend hommage aux journalistes victimes du conflit

Publié le

par Konbini avec AFP

L’événement rappelle que "la guerre n’est pas encore terminée".

Guerre en Ukraine : une exposition rend hommage aux journalistes victimes du conflit

© PHILIPPE DESMAZES/AFP

Une exposition de photos et témoignages de journalistes victimes de l’invasion russe en Ukraine, appelée “La guerre n’est pas encore terminée”, a été inaugurée dans le parc Taras Chevtchenko, dans le centre de la capitale. Organisée par la ville de Kyiv et des ONG de défense des droits de l’homme, cette exposition a pour objectif de raconter l’histoire de celles et ceux qui informent le monde sur la guerre entre la Russie et l’Ukraine : des journalistes tué·e·s, blessé·e·s, capturé·e·s ou persécuté·e·s depuis le début de l’invasion.

Ainsi, le 13 mars, “les occupants russes ont tué le journaliste, directeur et producteur [états-unien] Brent Renaud”, est-il écrit sur l’un des grands panneaux disposés dans le parc, avec la photo du journaliste. Brent Renaud est le premier journaliste étranger à être tué par les forces russes depuis le 24 février.

Quatre autres journalistes étranger·ère·s ont perdu la vie au cours de la guerre, parmi lesquel·le·s le Français Frédéric Leclerc-Imhoff, tué le 30 mai alors qu’il accompagnait des civil·e·s à bord d’un bus humanitaire près de Severodonetsk, dans l’est du pays.

“Maintenant que quatre mois se sont écoulés depuis le début de l’invasion, il est plus important que jamais d’accroître l’attention du monde sur l’Ukraine et de rappeler à tous que la guerre n’est pas encore terminée”, souligne le communiqué de presse de l’exposition. “Cette exposition est une expression de solidarité envers les professionnels des médias ukrainiens qui se battent pour la vérité, au péril de leur vie.”

Au 15 juin, trente-trois journalistes ukrainien·ne·s et étranger·ère·s ont été tué·e·s, selon les données de l’Institut des statistiques des médias d’informations, dont huit ont perdu la vie dans l’exercice de leurs fonctions et vingt-cinq en tant que combattant·e·s ou à la suite de bombardements ou de tortures par les forces russes. Au moins treize autres journalistes ont été blessé·e·s, et au moins quinze ont été porté·e·s disparu·e·s, selon la même source.

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