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Sur Instagram, vous pouvez participer à une BD dont vous êtes le héros

Publié le

par Lise Lanot

66 dessinateurs ont réuni leurs talents pour proposer un immense cadavre exquis qui multiplie les arcs narratifs et les styles.

Sur Instagram, vous pouvez participer à une BD dont vous êtes le héros

© Jonathan Cooper/Unsplash

Sur Instagram, le dessinateur Fafafouille a réuni 66 de ses semblables pour créer une bande dessinée virtuelle et participative. L’initiative s’inspire des livres “dont vous êtes le héros” qui invitent le lectorat à choisir, au fil du récit, le déroulement de la narration, et ce grâce à plusieurs options énoncées dès que le personnage principal se retrouve face à une décision à prendre.

Réunies sous le hashtag #InstaPostHeros, les publications forment un immense cadavre exquis. L’histoire commence sur le compte de Fafafouille, qui présente l’histoire d’Agnès. La jeune femme se lève aux côtés d’un fantôme et découvre qu’elle a été mordue par un vampire, nommé Lestat, la veille au soir. Afin de ne pas se retrouver transformée elle-même en créature assoiffée de sang pour toujours, elle doit retrouver Lestat et le mordre en retour.

Pour l’aider dans sa mission, les internautes ont le choix entre trois propositions, qui redirigent vers trois comptes d’illustrateur·rice·s différents. Les combinaisons sont (presque) infinies et permettent au lectorat de découvrir 66 talents du dessin tout en profitant d’une histoire créée sur mesure qui multiplie les styles et les idées plus ou moins délirantes.

“Je n’avais jamais vu ça sur Instagram”, se réjouit Adrian Platon, un des illustrateurs ayant accepté la proposition de Fafafouille. Le jeune Marseillais félicite l’initiative ainsi que la pluralité et la parité des profils réunis. “Fafafouille a rassemblé plein de gens différents. J’ai trouvé ça hyper cool qu’il me propose à moi, qui n’ai pas beaucoup d’abonné·e·s, aux côtés de comptes suivis par plusieurs milliers de personnes.”

Les 65 dessinateurs et dessinatrices contacté·e·s par le dessinateur avaient carte blanche complète. Malgré cette liberté, Adrian Platon note une “volonté de rester cohérent” de la part des bédéastes, “alors que ç’aurait pu partir en vrille 3 000”. Le meilleur dans tout cela reste qu’une fois que vous êtes arrivé·e au bout d’une histoire, vous pouvez tout recommencer depuis le début pour suivre une autre narration et découvrir de nouveaux talents.

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