AccueilArts

L’histoire derrière la photo touchante du singe qui aide un homme dans une rivière

Publié le

par Pauline Allione

Une image d'autant plus émouvante quand on sait que les orangs-outans sont classés en "danger critique d’extinction".

L’histoire derrière la photo touchante du singe qui aide un homme dans une rivière

© Anil Prabhakar

En quelques jours, le cliché a fait le tour du monde. Sur la photo, un orang-outan à l’état sauvage, posté sur la rive, tend sa main à un homme enfoncé dans une rivière jusqu’au torse. Un instant fort que la Toile s’est plu à désigner comme un geste d’entraide de la part du primate et qui a été immortalisé sur l’île de Bornéo, en Malaisie.

L’homme à qui était destinée cette patte tendue est en fait un agent de la Fondation pour la survie des orangs-outans de Bornéo. Au moment du cliché, ce dernier était en train de chasser des serpents de la rivière afin d’éviter qu’ils n’attaquent les primates.

“Quelqu’un lui a dit qu’il y avait un serpent dans la rivière. Le gardien s’y est rendu et a nettoyé les buissons. Un orang-outan est venu sur la rive et regardait ce qu’il faisait. Il s’est alors approché et a donné sa main”, a détaillé l’auteur de la photo.

Derrière l’objectif, on retrouve Anil Prabhakar, un Indonésien qui a rapidement partagé sa photo sur Instagram. Le photographe amateur réalisait un safari dans une réserve naturelle en compagnie d’amis, lorsqu’il a immortalisé cette scène. Si l’on ne voit pas l’instant qui a suivi cette photo, Anil Prabhakar le raconte : l’homme dans la rivière a préféré refuser l’aide du singe, pour la simple et bonne raison qu’il s’agissait d’un animal sauvage.

L’image est particulièrement touchante au vu de la situation dramatique des orangs-outans à travers le monde. L’espèce est classée en “danger critique d’extinction” par l’Union internationale pour la conservation de la nature à Bornéo, qui compte parmi les derniers lieux où ces primates évoluent à l’état sauvage. L’île, qui hébergeait 300 000 orangs-outans il y a près de cinquante ans, n’en compte désormais plus que 100 000.

À voir aussi sur Konbini :