La talentueuse jeune scène artistique mise à l’honneur à la Tbilisi Art Fair

La talentueuse jeune scène artistique mise à l’honneur à la Tbilisi Art Fair

Image :

© Vakho Bugadze ; Diana Fedoriaka

photo de profil

Par Lise Lanot

Publié le , modifié le

Pour la troisième édition de sa Tbilisi Art Fair, la capitale géorgienne déroule le tapis rouge aux actualités artistiques les plus brûlantes.

“Au carrefour de l’Est et de l’Ouest”, le festival géorgien Tbilisi Art Fair (TAF) vise à mettre sur le devant de la scène internationale des artistes émergent·e·s ou “à mi-carrière” venant du Caucase, d’Europe centrale et orientale.

À voir aussi sur Konbini

Face aux célèbres foires internationales de Paris, Bâle ou Miami, la TAF souhaite modifier les paradigmes et offrir d’autres noms et un autre regard que ceux mis en avant par les grandes rencontres artistiques occidentales. Les artistes sélectionné·e·s par l’équipe de la foire sont originaires de Géorgie, mais aussi, entre autres, “d’Arménie, d’Azerbaïdjan, d’Ukraine, d’Iran, de Turquie, de Russie, de Pologne, de Hongrie, des pays baltes, de Biélorussie”.

V. Opolskyte, Passing by he said I have no idea what is going on here, 2022.

En les exposant, le festival souhaite donner aux artistes davantage de visibilité sur leur travail, sur leurs cultures et leur faciliter l’accès aux “marchés centraux de l’art”. Le TAF espère se démarquer en mettant en avant une atmosphère moins “stressante”, avec “moins de pression financière” et en insistant sur la parité de ses exposant·e·s.

Photo, peinture, art contemporain et discussions

Parmi les différentes sections installées dans la foire, on retient la section Hive, “destinée aux artistes jeunes et émergents de tous âges et nationalités, qui n’ont pas encore de représentation”. On y retrouvera “les peintures de Lizi Budagashvili, les paysages de Tsisia Kiladze, les Polaroids d’Alexander Bagration-Davidoff, les œuvres digitales d’Alex Kiessling, l’installation de l’anglais David Penny” ou encore le journal de guerre en images de la jeune photographe ukrainienne Lisa Bukreyeva”.

Eutheromania I Chose Freedom, 2022. (© Mari Ataneli)

La foire présentera également plusieurs expositions, dont celle de neuf étudiant·e·s en photographie de l’école MYPH Art School de Mykolaïv, en Ukraine, ou une autre organisée en partenariat avec l’International Women in Photo Association. Peintures, sculptures, installations et vidéos ne seront pas en reste grâce aux travaux de Rashad Alakbarov, Mahdi Fleifel, Stéphanie Lagarde, Chang-Jin Lee ou Monira Al Qadiri. Le photographe japonais Masao Yamamoto sera mis à l’honneur à travers une grande exposition de quatre-vingts clichés de sa série A box of Ku.

Côté conférences, seront discutés des thèmes allant de “la création en temps de guerre” aux “enjeux des NFT” en passant par des “questions de genre et d’égalit锓Et bien sûr”, conclut Eric Schlosser, directeur artistique du festival, “que serait une foire sans un copieux programme nocturne qui, en Géorgie, pays de l’hospitalité et de la polyphonie, finit souvent à table et en chansons, jusqu’au petit matin !” Quatre jours à la croisée des cultures et des disciplines s’annoncent à Tbilisi, du 22 au 25 septembre 2022.

Anna K.E., Moon Light Lake Boat, 2020. (© Artbeat)

Kyiv. (© Diana Fedoriaka)

Daria Krotova, États d’âme.

 

Masao Yamamoto, La Vie Simple, 2021.

Uta Bekaia, Sea, Sea, Swallow Me, 2022.

Vakho Bugadze, Couple, 2012.

Vera Pagava, Theoreme, 1976.

Kyiv, 2018. (© Xenia Petrovska)

Le festival Tbilisi Art Fair aura lieu dans la capitale géorgienne du 22 au 25 septembre 2022.

Konbini, partenaire de la Tbilisi Art Fair.