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À la découverte des plus belles stations de métro avec Chris Forsyth

À la découverte des plus belles stations de métro avec Chris Forsyth

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© Chris M Forsyth

Non le métro n’est pas toujours déprimant. La preuve avec cette série originale et colorée, mettant à l’honneur des stations hors du commun. 


 
Bien loin de la grisaille familière que nous montre habituellement le métro parisien, l’artiste Chris Forsyth nous prouve que les stations peuvent être chaleureuses, voire originales. Basé à Montréal, ce photographe, “légèrement obsédé par le métro” comme il se définit lui-même, a arpenté les stations de la ville canadienne, mais aussi celles de Berlin, Stockholm, Prague et Munich. Du hall d’entrée aux sièges des wagons, son objectif dissèque ainsi l’ensemble de cet espace emprunté quotidiennement par des milliers d’usagers.
Sous l’éclairage saturé des néons, ces clichés révèlent des espaces accueillants bien que déserts. Personne sur le quai, ni dans les wagons. L’attention se porte alors sur les couleurs et l’architecture curieuses de ces stations hors du commun. Le photographe a débuté son projet “The Metro Project” en 2014 alors qu’il était encore étudiant à Montréal.
C’est en parcourant les curieuses lignes souterraines de la ville pour un projet d’école qu’il trouva son inspiration. L’artiste, interviewé par le magazine Wallpaper, explique alors que “chaque station de métro de Montréal fut construite selon une architecture particulière”, ce qui fait qu’aucune ne se ressemble.

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“Plus de 100 heures à photographier des stations”

Intrigué, le jeune homme décida alors de poursuivre son projet en partant explorer les lignes souterraines d’autres villes. Muni de son appareil, il emprunta les métros de plusieurs grandes villes européennes… Chris Forsyth souligne qu’il a exploré toutes ces villes en seulement “quatorze jours”, passant notamment “plus de 100 heures à photographier les stations de métro”.

“Avec cette série, j’espère montrer aux gens la beauté de ces espaces publics. Emprunter ces lieux tous les jours peut devenir assez monotone. On peut facilement ne plus se rendre compte de l’architecture et de l’art qui nous entoure. Ce travail représente ma façon de voir les choses et d’apprécier ces espaces que je trouve déconsidérés.”

Si sa série lui a déjà valu un prix en 2015 — celui de l’International Photographer of the Year —, le jeune artiste assure que son projet n’est pas fini : “Il y a des dizaines de lignes que j’aimerais photographier dans les prochaines années. De Moscou à Londres en passant par Washington et Naples, il y a tellement à voir. Cette série n’en est qu’à ses débuts et je suis impatient de la poursuivre.
L’ensemble de son projet est à découvrir sur son site personnel ou encore sur son compte Instagram.