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Désir féminin et pluie de sable : les 5 expos à ne pas rater en France ce mois de septembre

Publié le

par Donnia Ghezlane-Lala

Au programme : du désir féminin, un gigantesque rideau de sable pour clôturer l’été caniculaire et des installations folles dans une forêt de 42 hectares.

Désir féminin et pluie de sable : les 5 expos à ne pas rater en France ce mois de septembre

© Sheila Metzner/La Galerie Rouge

Chaque mois, nous passons en revue les événements artistiques de notre beau pays, la France, afin de vous proposer la crème de la crème des expositions : un peu de female gaze, un festival explosif dans un Château grandiose pour faire la fête et voir de l’art, et du sable dans les yeux sous un monumental rideau de pluie… Voici cinq expositions à ne pas rater.

“Entre nous”, de Jerrell Gibbs, à la Mariane Ibrahim Gallery, à Paris

Les peintures de Jerrell Gibbs sont mises à l’honneur à la galerie Mariane Ibrahim. Le travail de ce peintre africain-américain rend compte sa vision de “l’expérience noire”, de son quotidien aux États-Unis et de sa vie sociale, dans des couleurs vives et iridescentes, “comme pour dire ‘nous voilà, engagés dans la beauté du monde, de toutes les manières qui soient'”, explique la galerie parisienne.

“Je veux simplement représenter les gens de manière authentique, nos expériences. Montrer au public ce qui est important et ce qui a de la valeur à mes yeux. Je veux que les gens voient que nous sommes là et l’acceptent”, exprime l’artiste. Écrire dans son journal, allongé dans l’herbe, souffler ses bougies d’anniversaire, sentir un bouquet de lavande pour calmer ses nerfs” : voici quelques scènes sur lesquelles vous pourrez tomber en contemplant les tableaux intimes et engagés de Gibbs.

Jusqu’au 8 octobre 2022.

“Sheila Metzner, Objets de désir”, à la Galerie Rouge, à Paris

C’est la première fois que la photographe états-unienne Sheila Metzner est exposée en France dans le cadre d’une exposition personnelle entièrement dédiée à son travail. La Galerie Rouge présente ses photos magistralement composées, comparables à des tableaux de grands maîtres, afin d’explorer l’histoire de la mode des années 1980 et ses multiples modèles, tou·te·s objets de désir, à travers son regard.

“Sheila Metzner a toujours eu la position enviable d’une photographe qui ne s’est pas adaptée au monde de la mode mais qui a justement été courtisée par cette industrie pour son regard singulier. Son esthétique associe mythes et sophistication glamour […] dans des décors baroques” et fait “tour à tour référence à la peinture symboliste, aux photographies de Man Ray ou à l’imagerie antique, égyptienne et grecque”, déclare la galerie parisienne, fière de célébrer le female gaze.

Du 1er septembre au 15 octobre 2022.

“Acte I : Vaciller”, de Dhewadi Hadjab, à la galerie kamel mennour, à Paris

Pour sa rentrée, la galerie parisienne a décidé de célébrer les peintures hyperréalistes de Dhewadi Hadjab. Dans son exposition intitulée “Acte I : Vaciller”, l’artiste algérien mêle photographie, peinture et danse en dépeignant des danseur·se·s prenant des poses lascives ou très acrobatiques dans un canapé.

Toutes les œuvres traduisent un sentiment de danger, d’inconfort ou de contrainte, note la galerie. “La danse a toujours été pour moi un terrain de curiosité. Mais dans la danse, c’est ce moment d’échec qui m’intéresse, l’instant où la pose se défait, où la posture est cassée, où le corps tremble en cherchant le bon geste. Je trouve que c’est le mouvement le plus sincère”, exprime l’artiste inspiré par Pina Bausch et une danseuse algérienne avec qui il s’est lié d’amitié. Dans le travail de Hadjab, chaque mouvement est mis en suspens. Attention à ne pas basculer.

Jusqu’au 8 octobre 2022.

Le festival Feÿ Arts, à Villecien

C’est au cœur du Château du Feÿ que l’ambitieux festival éponyme signe sa troisième édition pluridisciplinaire. Pendant trois jours, tous les arts convergent à travers les œuvres d’une soixantaine d’artistes convié·e·s, que ce soit la gastronomie, la musique, la performance ou l’art contemporain.

“En art contemporain, Léo Orta et Chan Chiao Chun ont préparé des installations grand format conçues pour l’occasion en dialogue avec les performances de Kiani del Valle et Patricia Badin. Le festival sera participatif avec des expériences immersives par Accalmie, le Banya Tour ou encore le Kugelauditorium, une sphère auditive à 360 degrés, et de nombreuses interventions sous forme de Bed Talks”, a annoncé le festival qui inaugure une édition sur le thème du paradoxe.

Le Château, qui “a d’abord été construit pour servir de résidence à un proche conseiller de Louis XIII” et qui a “accueilli la courtisane et libre-penseuse Ninon de Lenclos”, se transforme en lieu de création et d’expérimentations au beau milieu d’une forêt de 42 hectares surplombant la vallée de l’Yonne, en Bourgogne. On vous assure qu’il n’y aura pas de problèmes de tapage nocturne.

Du 23 au 25 septembre 2022.

“Bruit rose”, de Stéphane Thidet, au Grand Café, à Saint-Nazaire

Fasciné par les phénomènes naturels, Stéphane Thidet a réalisé ici des installations monumentales qui défient tout réalisme et nous emportent vers la contemplation et l’expérience sensorielle. Son exposition au Grand Café présente des œuvres massives “hypnotiques” tout droit sorties de son imagination : des pluies de sable, des jeux de lumières et de sons, un “monstre de béton” en mille-feuilles et des “ruines contemporaines”. Instant poésie assuré.

Jusqu’au 2 octobre 2022.

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