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Comment FKA Twigs s’est transformée en scarabée dans une œuvre qui sensibilise à l’écologie

Publié le

par Lise Lanot

La chanteuse britannique a imaginé un autoportrait célébrant notre connexion à la nature et au règne animal.

Comment FKA Twigs s’est transformée en scarabée dans une œuvre qui sensibilise à l’écologie

© FKA Twigs/Andrew Thomas Huang

The Wild Escape est un projet britannique qui vise à sensibiliser des enfants à l’art et aux problématiques environnementales, notamment concernant la faune et les espèces menacées. En cette première moitié d’année, The Wild Escape a poussé des classes de primaire au musée, afin que les élèves y trouvent leur animal préféré et leur créent “une œuvre d’art qui imaginerait son voyage jusqu’à son habitat naturel”. Afin de donner un peu plus de rayonnement à l’initiative, des artistes ont également été invité·e·s à proposer leur grain de sel.

C’est le cas de l’artiste FKA Twigs, qui a suivi les mêmes directives afin “d’encourager les jeunes générations à se connecter aux animaux et à la nature grâce à l’art”, détaille-t-elle sur son compte Instagram. La chanteuse s’est inspirée de deux œuvres : Vénus à son miroir, un nu féminin signé du peintre espagnol Diego Velázquez, exposé à la National Gallery, et Two-Fold Screen, une œuvre de l’artiste japonais Shibata Zeshin, faisant partie de la collection Khalili d’art japonais.

Le premier tableau, couramment surnommé The Rokeby Venus, est le seul nu féminin survivant de Velázquez, et l’une de ses œuvres le plus célèbres, note la National Gallery. La déesse y est présentée allongée, de dos. Cupidon tient face à elle un miroir reflétant son visage, qui apparaît flou au public. Le second tableau est un diptyque, comme son nom l’indique, sur lequel une myriade d’insectes s’est retrouvée coincée dans une toile d’araignée. On y retrouve des papillons, des mouches, une coccinelle, une sauterelle, des libellules et “trois aiguilles de pin”, souligne la collection Khalili.

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FKA Twigs a expliqué avoir créé un autoportrait qui reflète sa “propre féminité”, son “désir de poursuivre [sa] lignée”, son “courage et l’éternel ordre divin dont on fait tous et toutes partie sur cette Terre”. En se transformant en insecte, en déesse et en se parant de textures et motifs animaux, elle met en exergue les liens entre l’humanité et “la nature qui nous entoure”. Les artistes Es Devlin, Mark Wallinger, Yinka Shonibare ou encore Heather Phillipson, énumère Artnews, ont également participé au projet afin de faire vibrer les cordes artistiques et écologistes des jeunes générations.