“Vous ne méritez pas de vivre” : 4 mois de prison avec sursis pour la jeune femme qui avait agressé un couple gay

“Vous ne méritez pas de vivre” : 4 mois de prison avec sursis pour la jeune femme qui avait agressé un couple gay

Image :

(c) Pxhere

photo de profil

Par Astrid Van Laer

Publié le

“Sales pédés, sales tarlouzes, vous êtes la honte de la France.”

À voir aussi sur Konbini

https://www.facebook.com/konbinifr/videos/379486215866889/

Le 3 mars dernier, Jean et Laurent ont été victimes d’une agression homophobe alors qu’ils faisaient leurs courses dans un magasin Carrefour, à Rueil-Malmaison. Ils avaient témoigné auprès d’Hugo Clément de la violence de la scène : insultes et menaces de mort pendant de longues minutes, en raison de leur orientation sexuelle.

“En Algérie, vous auriez la tête coupée”, dit notamment la jeune femme à l’adresse du couple. Mais ce jour-là dans le supermarché, personne ne bouge : ni les autres clients, ni le personnel. Un vigile vient même demander aux victimes de partir sans faire d’histoires.

“S’ils avaient été gros, ça aurait été ‘gros tas'”

Lundi 23 avril, alors que la loi autorisant le mariage pour tous fêtait son cinquième anniversaire, le tribunal de grande instance de Nanterre a condamné la jeune femme de 25 ans à quatre mois de prison avec sursis pour “menace de mort à raison de l’orientation sexuelle”.

Lors de son audience, pour nier son homophobie, la jeune femme a rétorqué une excuse imparable : “Je les ai insultés de pédés mais s’ils avaient été gros ça aurait été ‘gros tas’ ou une blonde, ‘sale blondasse'”.

Dans un communiqué de presse, l’association SOS Homophobie, qui s’était constituée partie civile, annonce que la prévenue devra également s’acquitter de 1 300 euros de dommages et intérêts à chacune des victimes ainsi que de 500 euros versés à chacune des parties civiles.

Même si l’association a “salu[é] le prononcé d’une peine proportionnée à la gravité des faits”, son avocat, Maître Quentin de Margerie, a nuancé en rappelant qu’il s’agissait de l’“illustration d’une homophobie tenace, vivace”. “[Cela] ne doit pas prospérer”, a-t-il ajouté.