Vladimir Poutine rempile officiellement pour un quatrième mandat, le dernier ?

Vladimir Poutine rempile officiellement pour un quatrième mandat, le dernier ?

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Par Clothilde Bru

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Le président de la fédération de Russie vient officiellement d’être réinvesti pour un quatrième mandat.

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Lundi 7 mai en France, on célèbre (ou pas) la première année d’exercice du président Emmanuel Macron. À l’autre bout de l’Europe, c’est l’investiture de Vladimir Poutine qui fait la une de la presse. L’homme fort de la Russie rempile officiellement pour un quatrième mandat.

Vladimir Poutine a été réélu le 18 mars dernier avec le score record de 76,7 % des voix, lors d’une élection surréaliste marquée par des scènes de bourrage d’urnes et autres distributions de pots-de-vin. Ce quatrième mandat, pourrait-il être le dernier ?

Aujourd’hui âgé de 65 ans Vladimir Poutine soufflera sa 72e bougie, en 2024, date de la fin de ce nouveau mandat. La Constitution russe interdit à un président d’enchaîner deux mandats consécutifs. Si l’ancien agent du KGB veut rester au pouvoir il lui faudra donc œuvrer – ce qui ne serait pas impossible. En 2008, il avait pris la tête du gouvernement et mit un président – Dmitri Medvedev – à sa place, comme le rappelle Le Parisien.

Vladimir Poutine a d’ailleurs à nouveau proposé la candidature de Dmitri Medvedev au poste de premier ministre, peu après avoir prêté serment, comme le rapporte Libération. La Douma (la Chambre basse) devrait valider ce choix demain, mardi 8 mai.

Voilà près de 18 ans que Vladimir Poutine dirige le pays des tsars d’une main de fer tantôt en tant que président, tantôt en tant que chef de gouvernement – une hégémonie qui n’est pas du goût de tout le monde. Samedi 5 mai, des milliers de manifestants ont répondu à l’appel d’Alexeï Navalny, afin de protester contre la réinvestiture de Vladimir Poutine, sous la bannière « Il n’est pas un tsar » comme le raconte Le Monde.

1 600 arrestations suite à des manifestations anti-Poutine

Empêché de participer à l’élection présidentielle le 18 mars dernier à cause d’une condamnation pénale, Alexeï Navalny est devenu au fil des années le visage de l’opposition à Vladimir Poutine en Russie. Ces rassemblements non autorisés, ont conduit à l’arrestation de 1 600 personnes, parmi lesquels des journalistes et Alexeï Navalny, finalement relâché dimanche 6 mai au soir.

Interrogé lors de sa réélection sur l’éventualité d’une nouvelle candidature après ce mandat, Vladimir Poutine avait répondu : « Vous devez plaisanter ! Qu’est-ce je dois faire ? Rester ici jusqu’à mes 100 ans ? Non », comme le rappelle Le Point.

Son précédent mandat a été marqué par un regain de tensions avec l’Occident en raison d’interventions militaires en Ukraine et en Syrie, mais aussi de soupçons d’ingérence dans les élections présidentielles américaines. Plus récemment le scandale autour de l’empoisonnement d’un ex-agent double au Royaume-Uni a mis le feu aux poudres, et provoqué une avalanche d’expulsions de diplomates russes à travers le monde.

Nul doute que si Vladimir Poutine accepte de passer la main en 2024, il se choisira un successeur, mais aucun indice sur l’heureux élu pour le moment.