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Vidéo : Lattaquié, la station balnéaire syrienne qui montre un autre visage du pays

Vidéo : Lattaquié, la station balnéaire syrienne qui montre un autre visage du pays

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Par Jeanne Pouget

Publié le

CNN s’est rendu à Lattaquié en Syrie, une station balnéaire aux allures de Côte d’Azur syrienne, où le tourisme intérieur est en pleine effervescence malgré la réalité de la guerre.

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De retour d’un reportage sur le front syrien face aux troupes de l’État islamique, Fred Pleitgen, un correspondant allemand pour la chaîne américaine CNN, a fait escale à Lattaquié, une station balnéaire méditerranéenne de l’ouest du pays. Entre bains de soleil, chill et boîtes de nuit, il s’interroge sur cet “étrange” rapport à la décontraction et à la fête de ce peuple meurtri par six années de conflits sanglants qui ont fait 465 000 morts et disparus selon le dernier rapport de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) publié en mars 2017.

“On est fatigués de la guerre, on a envie de vivre”

Palmiers, parasols en feuilles de cocotiers, transats et farniente : dans une courte vidéo publiée sur le site de CNN, le journaliste Fred Pleitgen – habitué de la Syrie où il est allé seize fois dans le cadre de reportages de guerre, rapporte un autre visage du pays en guerre. Dans la station balnéaire de Lattaquié, bastion des partisans du gouvernement de Bachar Al Assad, des familles profitent de vacances en bord de mer. Des jeunes fument la chicha, dansent et vont en boîte, les enfants se baignent, les anciens prennent des bains de soleil.

“C’est une chose bizarre à voir. Des gens qui traînent à la plage dans un pays comme ça. Mais d’un autre côté, vous ne pouvez pas les blâmer non plus. C’est ce que les gens veulent… quand ils sont empêtrés dans un conflit comme celui-ci. Ils veulent faire des choses simples, ils veulent pouvoir être capables de se déconnecter”, observe Fred Pleitgen.

À la tombée de la nuit, Lattaquié montre son second visage. Après avoir passé la journée à la plage, une partie de la jeunesse syrienne de la ville se rend dans les clubs du bord de mer. Bien que partagé sur cette atmosphère insouciante et de fête, le journaliste se rend au Club 360, un établissement neuf en plein air à la déco lounge. “La Syrie est meurtrie. Nous souffrons beaucoup. Il y a un réel besoin d’être heureux dans ce pays”, explique Manaf Qadur, le propriétaire des lieux.

Un jeune homme interrogé plus tôt sur la plage confirme cette nécessité de changer d’air : “On est fatigués de la guerre. Ok ? On a envie de vivre notre vie, c’est tout. C’est la meilleure des choses.

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