Une polémique aux airs de Watergate après le licenciement du directeur du FBI par Donald Trump

Une polémique aux airs de Watergate après le licenciement du directeur du FBI par Donald Trump

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Par Astrid Van Laer

Publié le

“Avec ou sans James Comey, le F.B.I. continuera à enquêter sur la campagne de 2016 et ses liens avec une intervention russe. À moins de prouver que Comey a commis une énorme faute, cet acte amplifie encore plus les suspicions selon lesquelles Trump a caché quelque chose.”

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Cette lettre figurait mercredi 10 mai en une du New York Times. Le journal américain accuse le président d’avoir congédié le directeur du FBI en raison du dossier sur lequel il travaillait : les soupçons de l’ingérence russe dans l’élection de Donald Trump. Il y est fait un rapprochement avec Richard Nixon et le Watergate dans les années 1970 :

“Le parallèle historique évident avec la décision de M. Trump est le ‘massacre du samedi noir’ en octobre 1973, ce jour où le président Nixon a ordonné la mise à pied du procureur indépendant enquêtant sur le Watergate, ce qui entraîna la démission par principe du ministre de la Justice et de son adjoint.”

De plus, le quotidien new-yorkais explique qu’à l’époque de l’enquête au sujet d’Hillary Clinton. “M. Trump ne tarissait pas d’éloges au sujet de M. Comey”, une information supplémentaire qui pourrait remettre en cause la bonne foi des motivations avancées pour justifier ce limogeage.
Néanmoins, France 24 nuance cette idée qu’il y aurait un parfum de Watergate dans cette affaire et considère qu’il faut attendre la nomination du successeur de James Comey afin de savoir si les deux affaires sont comparables. Selon le journal, M. Comey “est loin d’avoir la réputation irréprochable d’un Archibald Cox” (le procureur renvoyé par Richard Nixon) et évoque les différences qu’il y a entre les deux affaires :

“De son côté, Archibald Cox était protégé par son statut de procureur indépendant et Richard Nixon a dû renvoyer deux procureurs généraux qui s’opposaient au limogeage avant d’en trouver un troisième, qui accepte de se plier à la volonté présidentielle.
Donald Trump n’est, en outre, pas le seul ennemi de James Comey. Il n’aurait probablement pas survécu à une victoire d’Hillary Clinton non plus.”

Donald Trump a, comme à son habitude, tweeté (son moyen de communication préféré) pour commenter cette actualité :

“James Comey sera remplacé par quelqu’un qui fera mieux le boulot, et ramènera l’esprit et le prestige du FBI.”