Une ex-assistante parlementaire porte plainte contre le député LREM Christophe Arend pour agression sexuelle

Une ex-assistante parlementaire porte plainte contre le député LREM Christophe Arend pour agression sexuelle

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Par Astrid Van Laer

Publié le

“Il avait son corps à quelques centimètres de moi et je lui ai dit : ‘Laisse-moi repartir, je ne supporte pas que tu me retiennes’.”

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“Il arrive et me pince les deux seins”

S’ensuivent des épisodes d’agressions sexuelles à répétition comme celui-ci : “Une fois, il arrive et m’enfonce un doigt dans la bouche en mimant une fellation et en me disant : ‘T’as une jolie bouche, fais voir ce qu’elle sait faire et toc, voilà'”. Ces multiples atteintes font craquer la jeune femme, qui raconte :

“À partir du moment où il a compris qu’il ne pourrait pas obtenir une liaison ou un rapport sexuel, il a tout fait pour me faire craquer. Les remarques sexistes continuent, mais le niveau de tension est très fort.
Par exemple, il passe et essaie de dégrafer mon soutien-gorge, de me toucher les seins. Moi, j’ai compris. Dès qu’il arrive par-derrière, je sais qu’il va essayer donc je me protège systématiquement les seins.”

Marie dit avoir arrêté de travailler pour le député Arend en juillet mais que ce sont l’affaire Weinstein et le hashtag #BalanceTonPorc qui ont permis à la jeune femme d’accepter de témoigner, mais pas seulement. Elle raconte s’être dit : “C’est tellement grave que ça vaut plus qu’un tweet”, avant d’aller déposer plainte au commissariat.
D’après la jeune femme, l’élu justifiait son comportement par sa profession de médecin qui lui conférerait un “droit d’extraction corporelle”. Christophe Arend a finalement déclaré, après la mise en ligne de l’article de France Info, qu’il avait “porté plainte pour dénonciation calomnieuse” et assuré : “Je n’ai aucune chose à me reprocher.”

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