Sur fond d’urgence climatique, la COP23 s’ouvre en Allemagne

Sur fond d’urgence climatique, la COP23 s’ouvre en Allemagne

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Par Jeanne Pouget

Publié le

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Mener “une action forte”

Alors que la position américaine reste floue – Washington a annoncé vouloir sortir de l’accord mais réaffirmé son intention de participer aux débats –, l’enjeu semble de garder le cap, tout en conduisant les États à aller plus loin pour lutter contre leurs émissions de gaz à effet de serre :

“Nous devons préserver le consensus mondial en faveur d’une action forte”, contre le réchauffement, dit le Premier ministre fidjien Frank Bainimarama, qui présidera la COP23 cité par l’AFP.

Pour la première fois, une COP sera présidée par un petit État insulaire, et ce n’est pas un hasard puisque les îles du Pacifique sont, avec la hausse du niveau de la mer, en première ligne face au réchauffement climatique et donc très impliquées dans cette lutte.
La première étape serait donc de lancer à Bonn un “dialogue” d’une année autour des actions en cours et à venir. L’autre mission de cette COP23, selon les observateurs, sera de définir des règles concrètes d’application de l’accord de Paris : comment les États rendent compte de leurs actions, quel suivi pour l’aide financière des pays riches aux pays pauvres, etc.

Agir avant 2020

Or si le monde veut rester sous les 2 degrés de réchauffement par rapport à l’ère préindustrielle, le pic d’émissions de gaz à effets de serre devra survenir au plus tard en 2020, préviennent les scientifiques.
Pour Andrew Steer, du think tank World Resources Institue basé à Washington, “cette COP est très importante, car les enjeux sont au plus haut : dans les deux ans, nous devrons voir non seulement les États faire ce qu’ils ont promis de faire, mais s’engager à plus encore”.
Entre le boom des énergies renouvelables, ou la politique engagée de la Chine contre la pollution industrielle, un tournant semble être à l’œuvre.

“Le tableau est encourageant. Le seul problème est que cela ne va pas assez vite”, poursuit Andrew Steer.

Il s’agit donc de conserver le consensus établi lors de la COP21 pour redéfinir dès à présent nos modes de développement de façon plus dynamique, tout en prenant en garde que Donald Trump ne ralentisse pas l’élan général.