« En janvier 2011, un collaborateur de Bennahmias m’a demandé de fournir une signature vierge, à adresser par courriel, en vue de l’établissement d’un nouveau contrat de travail. On a justifié cette demande par l’éloignement géographique de Jean-Luc Bennahmias, retenu dans sa circonscription. Bien sûr, j’ai demandé à relire d’abord le document qu’on s’apprêtait à signer pour moi. On m’a répondu que j’en disposerais très vite. Or, ce contrat, je ne l’ai jamais vu. »
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Pour Édouard Philippe, François Bayrou « n’est pas fragilisé »
Des propos corroborés par Corinne Lepage, ancienne députée européenne du groupe ADLE (Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe) de 2009 à 2014, qui avait déjà témoigné – dans un livre intitulé « Les Mains propres » (Autrement, 2014) – de la proposition de faux contrat qui lui avait été faite. Cette semaine, l’ancienne ministre de l’Environnement a réitéré ces accusations auprès de FranceInfo :
« Je me souviens très bien qu’on m’avait demandé un assistant, et j’avais refusé en disant que c’était irrégulier. […] Je leur avais dit qu’en revanche, s’ils voulaient qu’un de mes assistants travaille sur un sujet européen pour le parti, c’était tout à fait possible. Ils ne me l’ont jamais demandé. […] Je pense que mes cinq collègues députés MoDem ont probablement acquiescé à la demande qui a été faite. »
Interrogé sur Europe 1 vendredi 9 juin, le Premier ministre Édouard Philippe estime que la position du garde des Sceaux et président du MoDem« n’est pas fragilisée » par ces soupçons d’emplois fictifs. Pourtant, en plein chantier de la loi sur la moralisation de la vie politique et quelques jours après l’éclatement de l’affaire Ferrand, cette nouvelle tombe plutôt mal.












