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Gaspillage alimentaire : les solutions radicales du rapport Garot

Publié le

par Théo Chapuis

Gaspillage alimentaire : les solutions radicales du rapport Garot

1/ Grande distribution

Selon une étude du Ministère de l’Écologie de 2011, la distribution et les commerces, “750 000 tonnes de denrées alimentaires sont gaspillées chaque année”. Alors comment empêcher de jeter ? Le rapport Garot propose un éventail de solutions à plusieurs niveaux :

  • Meilleure gestion des stocks et des rayons.
  • Obligation de don aux associations habilitées qui en font la demande.
  • Généralisation des rayons “anti-gaspi” : vente des produits proches de la date limite de consommation à moindre prix, mais aussi fabrication de “salades, jus de fruits, jus et soupes” avec les fruits et légumes “disgracieux ou déclassés”.
  • Valorisation des invendus vers l’alimentation animale, ou en circuit énergie (méthanisation).
  • Interdiction de javelliser les denrées alimentaires, ou du moins “ne la réserver qu’aux situations où le risque sanitaire est réel, interdisant toute valorisation”.
  • Des repères plus pratiques pour les dates de péremption : “les DLC [Date limite de consommation, ndlr] et DDM [Date de durabilité minimale, ndlr] sont utilisées parfois de façon abusive dans les contrats liant les industriels et les distributeurs”.

2/ Producteurs, industriels

  • Comme le rapport le rappelle, “les agriculteurs peuvent bénéficier d’une réduction d’impôts dans le cadre de la défiscalisation pour don de produits agricoles”, sauf que ce dispositif apparaît encore trop peu développé. Afin d’y faire face, le rapport Garot préconise de mieux informer et d’élargir la défiscalisation aux produits transformés.

3/ Restaurateurs

  • Formation des professionnels de la restauration à la lutte contre le gaspillage alimentaire : cuisiniers, chefs de cuisine, commis de cuisine, agents de service.
  • Servir “la juste portion” : selon Frack Trouet, directeur général du Synhorcat (Syndicat national des hôteliers restaurateurs, cafetiers et traiteurs), si les deux tiers du gaspillage de la restauration provient de la cuisine, le tiers restant est celui du retour assiette.
  • Changement notable pour le restaurateur, mais également pour le consommateur : faire entrer le doggy bag dans les coutumes afin de “sensibiliser le professionnel et le consommateur qu’emporter le reste de son repas n’est ni mal perçu ni condamnable”. Le rapport note qu’en France, “l’obstacle est d’abord culturel”. Mais le geste, simple.

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4/ Consommateur

  • Il est plus compliqué de contraindre les consommateurs, dont on reconnaît que leur “comportement […] en matière de gaspillage alimentaire est encore mal connu”. Mais le rapport préconise des opérations de sensibilisation qui prendraient la forme de campagnes de communication “à l’instar de ce qui est pratiqué en matière de santé publique, de sécurité routière ou d’économie d’énergie”. 
  • Organisation de “journées locales de collecte” : au-delà du don pur et simple, ces initiatives doivent permettre pour le citoyen de connaître “les actions solidaires de son quartier, de connaître les associations”, bref, de mobiliser localement.

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