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“Selfiestick”, “binge watching” : quand le Québec traduit tout en français

“Selfiestick”, “binge watching” : quand le Québec traduit tout en français

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Par Maxime Retailleau

Publié le

Des traductions très littérales

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“Selfiestick” s’est ainsi vu mué en “perche à égoportrait“. Le “binge watching” a lui été traduit par “visionnage en rafale”. Aussi, nos amis montréalais ne seront plus censés employer le terme “unboxing” pour décrire l’action de filmer le déballage d’un nouvel achat, au profit de “déballage vidéo”.
Webrooming“, qui renvoie à la recherche en ligne d’un produit avant de l’acheter en magasin, sera remplacé par “webrepérage”. Et enfin l’expression “au-delà numérique” – soit “l’ensemble des biens et des traces numériques d’un internaute qui restent en ligne après sa mort” – supplantera “digital afterlife“.
Reste à savoir si ces termes francisés seront réellement employés. Mais ce n’est pas impossible, sachant l’importance que le gouvernement québécois accorde à l’usage d’un français aussi libéré que possible de l’impérialisme de la langue anglaise. Le cas des traductions trop très littérales de titres de films au Québec est d’ailleurs célèbre : “Pulp Fiction” par exemple ayant été substitué par “Fiction Pulpeuse“, tandis que “Kill Bill” y est devenu “Tuer Bill“.