Sans cavalier pour le bal de promo, elle y va avec sa lettre d’admission à Harvard

Sans cavalier pour le bal de promo, elle y va avec sa lettre d’admission à Harvard

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Par Mélissa Perraudeau

Publié

Cette lycéenne n’a pas trouvé de cavalier pour l’accompagner à son bal de promo. Qu’importe, elle y a apporté sa lettre d’admission à Harvard.

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Le week-end dernier, Priscilla Samey, 17 ans, avait son bal de promo. Sauf qu’elle n’avait pas de cavalier pour l’y accompagner. Aucun problème, elle n’a eu qu’à choisir parmi les 7 lettres d’admission qu’elle avait reçues des universités américaines les plus prestigieuses.

Un cavalier économe et flatteur

Mic rapporte que l’idée lui a été donnée par sa sœur, qui lui a dit que sa lettre d’admission serait son meilleur cavalier. Elle a donc décidé de rester fidèle à elle-même, ce qui lui a en plus permis de faire des économies : « Je n’ai pas eu à lui payer son dîner« , explique-t-elle. Elle a également économisé sur sa robe, faite par une amie de la famille, en écho à sa culture africaine.

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« Je n’ai pas pu trouver d’homme qui m’acceptait pour le bal de promo donc j’ai apporté une université qui l’avait fait. »

Comme elle l’a raconté à Mic, ses camarades de classe « ont tous pensé que c’était drôle et mignon » :

« Je n’ai eu aucun des commentaires négatifs auxquels je m’attendais et ils étaient tous fiers et solidaires. »

Une lettre forte en symboles

Née au Togo, Priscilla Samey est arrivée avec sa famille aux États-Unis quand elle avait 8 ans. Elle a alors dû apprendre l’anglais. Dans sa lettre de motivation pour entrer à l’université, elle a raconté les difficultés rencontrées par sa famille, et notamment son père qui était un médecin au Togo :

« J’étais la première de ma classe et j’avais une moyenne quasiment parfaite ; l’anglais était la matière dans laquelle j’étais la meilleure. Et pourtant mon père, Dr. Yaovi Remi Samey, continue à travailler la nuit pour un travail mal payé dans la sécurité parce que personne ne veut l’employer, juste à cause de son accent. »

Priscilla Samey s’est spécialisée en sciences politiques, et prévoit de travailler dans le droit des affaires. Elle conseille aux lycéens de rester « fidèles à eux-mêmes » pour écrire leur lettre de motivation, comme le rapporte Mashable. La sienne se finissait par ces mots :

« Je me souviens de cette petite fille dont le but principal était de parler. Désormais, armée de ma voix, je sais que ma vocation est de l’utiliser pour de bon. »