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Sale temps pour le hip-hop féminin

Sale temps pour le hip-hop féminin

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Par François Oulac

Publié le

“Je ne suis pas fan du terme femcee”

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On a l’impression qu’on nous mentionne [sur les listes de fin d’année] seulement lorsqu’on parle de female rappers, donc je ne suis pas fan du terme female rapper, female emcee, fem rap, femcee ou autre.

Un sentiment que confirme Karlie Hustle, directrice musicale de la chaîne de radio HOT97, par son expérience :

Les décideurs sont généralement des hommes. Ce n’est donc pas surprenant que les femmes soient oubliées ou ignorées, puisque nous sommes absentes du processus depuis le début.

L’effet Nicki Minaj

Rapsody évoque également un “effet Nicki Minaj” qui défavorise ses pairs. La superstar n’ayant pas sorti d’album en 2013, elle a entraîné toutes les autres dans son sillage. Lorsque Nicki n’est pas dans la place, c’est comme si les projecteurs se retiraient de toute la scène hip-hop féminine.
Une idée défendue par Rapsody

On est toutes placées dans la même bulle, et on ne nous met en concurrence qu’avec Nicki Minaj.

Comment faire, alors, pour surmonter les barrières des esprits ? Sur ce point, Rapsody est catégorique : les femcees doivent se soutenir entre elles, de la même manière que certains rappeurs permettent à leurs protégés ou à leur crew de briller :

Asia Sparks, je ne lui ai jamais vraiment parlé, mais elle tweete tout le temps ma musique, donc j’écoute et je soutiens la sienne […] Je n’aime pas le faire juste parce que c’est une femme, mais j’ai le sentiment que c’est normal si tu es une femme et que tu déchires, parce que je connais la galère.

Et si Beyoncé commencait son combat de l’égalité entre les sexes par le milieu hip-hop ?