Réforme du Code du travail : les organisations syndicales et patronales ont été reçues à l’Élysée

Réforme du Code du travail : les organisations syndicales et patronales ont été reçues à l’Élysée

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Par Astrid Van Laer

Publié le

“Je souhaite introduire dès l’été un projet de loi d’habilitation pour simplifier le droit du travail et décentraliser la négociation. Il s’agit de donner plus de place à l’accord majoritaire d’entreprise ou de branche, d’une part, d’encadrer les décisions des prud’hommes d’autre part. Le tout par ordonnances, pour procéder de manière rapide et efficace.”

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Mardi 23 mai, syndicats salariés et patronaux étaient donc invités à venir rencontrer le nouveau chef de l’État afin d’en discuter. Il a ainsi reçu les représentants de la CGT, de la CFDT, de FO, de la CFE-CGC et de la CFTC, mais également ceux du Medef, de la CPME et de l’U2P. À l’issue de ces entrevues, François Asselin, président de la Confédération des PME, a indiqué que cette réforme se ferait d’ici septembre mais également que le chef de l’État avait parlé d’une “grande concertation” jusqu’à la mi-juin – avant de faire voter une loi l’habilitant à gouverner par ordonnances durant l’été.

Il ne doit pas y avoir de “méthode à la hussarde”

Selon Le Point, le premier secrétaire de la CGT, Philippe Martinez, a déclaré à l’issue de son entrevue avec Emmanuel Macron :

“Certains sujets méritent plus de débats qu’une demi-heure sur un coin de bureau. J’ai cru comprendre qu’il était d’accord avec moi en matière de délais de négociation, mais c’est lui le président, pas moi. C’est plutôt une bonne chose puisque ça va permettre de continuer le débat que nous avons eu l’année dernière.”

Pierre Gattaz, président du Medef, a pour sa part plaidé en faveur d’une accélération du rythme des négociations, affirmant : “La réforme du marché du travail doit aller vite, c’est essentiel pour la confiance de déverrouiller le marché du travail. À l’inverse, le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, qui a toutefois parlé d’un président “à l’écoute”, a indiqué être opposé à “toute précipitation”, ne voulant pas de “méthode à la hussarde”. Il préconise ainsi de laisser “le temps suffisant à la nécessaire concertation”. Une position partagée par Philippe Louis, président de la CFTC, qui a déclaré : “J’ai demandé de ne pas sortir d’ordonnances pendant le mois d’août, d’attendre septembre que les gens soient rentrés de vacances.”
L’Express précise qu’il ne s’agissait pas du seul objet de ces rencontres. En effet, le président de la République en aurait profité pour faire part de l’agenda qu’il a mis en place pour l’année qui arrive : après avoir la réforme du Code du travail, il prévoirait de toucher à l’assurance chômage et au système des retraites.

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