Un projet vieux de cinquante ans
Un projet « surdimensionné » selon les experts
Dans un rapport détaillé d’une centaine de pages, remis au ministère de l’Environnement mardi 5 avril, trois inspecteurs généraux des Ponts, des Eaux et des Forêts, mandatés par Ségolène Royal, remettent en question le projet d’aéroport tel qu’actuellement envisagé. Ils écrivent : « Force est de constater que le projet, fruit d’une conception ancienne jamais réexaminée, est surdimensionné. »
Selon eux, deux options se dessinent : agrandir l’actuel aéroport de Nantes-Atlantique ou bien recalibrer (à la baisse) le futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes : « L’agrandissement de l’aérogare est possible et la rénovation de la piste est nécessaire, écrivent-ils avant de préciser : Parmi les sites envisageables, celui de Notre-Dame-des-Landes apparaît encore aujourd’hui comme un compromis acceptable, malgré des difficultés à ne pas sous-estimer. » Ils préconisent ainsi :
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« Au lieu d’un projet à deux pistes de 3 600 mètres, dont l’une de 60 mètres de largeur, qui était celui d’un aéroport à vocation intercontinentale, la mission suggère de retenir un projet à une seule piste de 2 900 mètres de longueur et 45 mètres de largeur, jugée suffisante pour les besoins d’un trafic essentiellement intraeuropéen. »
Ce qui est sûr, c’est qu’un compromis est loin de faire l’unanimité dans cette bataille idéologique, devenue un symbole à l’instar de la lutte contre l’extension d’un camp militaire sur le plateau du Larzac dans les années 1970.











