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Le projet de réforme du Code du travail a été présenté en conseil des ministres

Le projet de réforme du Code du travail a été présenté en conseil des ministres

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Par Théo Mercadier

Publié le

Une loi Travail “pire que la précédente” pour la CGT

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Muriel Pénicaud croit aussi savoir que les résultats aux élections présidentielles et législatives légitiment cette remise en cause des piliers du droit du travail. “[Cette réforme] est attendue par les Français. Ils ont donné un signal clair de changement”, a-t-elle déclaré, semblant oublier au passage l’abstention record qui a frappé les derniers scrutins. Il apparaît plutôt que les Français ont donc donné exactement le signal inverse, ce qu’Emmanuel Macron semblait avoir compris le soir de sa victoire à la présidentielle, le 7 mai dernier. Il avait alors déclaré que le score confortable obtenu grâce à son statut de dernier rempart au Front national n’était “pas un blanc-seing”. Quelques mois plus tard, ces considérations passent à la trappe.
La contestation s’organise d’ailleurs déjà pour s’opposer au projet de loi. Pour la Confédération générale du travail (CGT), ce projet est “pire que la précédente” loi Travail. En ligne de mire de l’organisation syndicale, le CDI dit “de chantier”, un contrat sans date de fin précise mais uniquement valable pour la durée nécessaire à la réalisation d’un projet. Le gouvernement souhaite généraliser à de nombreux secteurs d’activité ce contrat jusqu’ici réservé à certains domaines comme le BTP. La CGT critique également “la possibilité de licencier des salariés qui refuseraient d’adapter leur contrat de travail à un accord d’entreprise, même minoritaire”. Le syndicat a ainsi donc fait savoir qu’il comptait organiser une grande journée de grève générale et de manifestations le 12 septembre.
Problème, les négociations seront alors terminées depuis longtemps. Divisée en trois rounds et en 48 réunions avec les partenaires sociaux, la concertation doit en effet prendre fin le 21 juillet, comme l’explique Le Figaro. À l’issue de ces phases de dialogue, le périmètre exact couvert par les ordonnances sera clairement défini et le texte passera ensuite en express devant le Parlement pour être appliqué dans la foulée avant la rentrée. Les dés seront donc jetés bien avant le 12 septembre.