« C’est maintenant ou jamais », alerte Greenpeace.
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“Si nous n’arrêtons pas ces producteurs sans scrupule, alors les magnifiques forêts de Papouasie seront détruites pour cette huile” : dans un rapport publié mercredi 19 septembre, Greenpeace tire une énième fois la sonnette d’alarme.
En 2010, les dirigeants de plus de 400 entreprises mondiales “se sont engagés à nettoyer leur chaîne d’approvisionnement d’ici à 2020”, rappelle l’ONG. Aujourd’hui, à un peu plus d’un an de la date butoir, Greenpeace estime que ces derniers n’ont pas tenu leurs engagements et les exhorte à le faire au plus vite.
Peu coûteuse et extrêmement rentable puisque, à l’hectare, le rendement du palmier à huile est dix fois plus élevé que celui du soja, l’huile de palme est utilisée par de nombreuses entreprises dans la fabrication de leurs produits, que ce soient des produits alimentaires, cosmétiques, ou bien pour la composition du carburant.
Changer son modèle de production est donc plus que nécessaire. Pourtant, l’ONG a observé que si les industriels se sont engagés à appliquer une politique “zéro déforestation”, “ils ont été totalement incapables d’appliquer efficacement ces politiques sur le terrain”.
Le message est donc clair : “c’est maintenant ou jamais.” En conséquence, Greenpeace prône une “tolérance zéro pour la déforestation et les violations des droits humains”. Et cela presse : la demande mondiale pourrait atteindre 75 millions de tonnes d’ici à 2050. Et loin de ravager uniquement certains territoires asiatiques, la production d’huile de palme a également des effets néfastes sur les primates africains, révélait le mois dernier un consortium de chercheurs internationaux.












