L’examen du premier budget du quinquennat Macron, qui comprend notamment une réforme de l’ISF, débutera à l’Assemblée ce mardi 17 octobre à 16 heures.
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La loi de Finances pour le budget 2018 arrive enfin dans l’hémicycle. Il s’agit du tout premier budget du président Emmanuel Macron. En tout, près de 1 200 amendements ont été déposés par les députés sur le premier volet du projet, consacré aux ressources de l’État.
« L’objectif de l’exécutif […] est que la France, dernier pays de la zone euro en procédure de déficit excessif avec l’Espagne, sorte du viseur au moment où elle propose de réformer en profondeur l’UE », explique l’AFP.
Mais le chef de l’État vise en même temps « à réduire les dépenses publiques, à relancer l’économie, à augmenter le pouvoir d’achat, à stabiliser la fiscalité », précise Le Figaro. Un équilibre difficile à trouver…
La réforme de l’ISF en question
Certaines mesures crispent cependant les élus de droite, comme de gauche. En ligne de mire notamment : l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) remplacé par l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), comme cela a été voté en commission le 12 octobre dernier. Dans cette nouvelle version, « seuls les biens immobiliers entreraient dans le patrimoine taxable », précise L’Express. Les assurances vie, les voitures et les portefeuilles de valeurs mobilières ne seraient ainsi plus comptabilisés.
La gauche dénonce un « cadeau aux plus grosses fortunes de France », selon les mots du député communiste du Nord Fabien Roussel. « Vous oubliez qu’il y avait le mot solidarité dans ISF », a-t-il ainsi lancé lors de l’adoption de la « flat tax », une taxation unique sur les revenus du capital. Cette mesure va « encore accroître l’écart de richesse entre les plus riches et les plus pauvres », selon le député de Seine-Saint-Denis Éric Coquerel (La France insoumise).
Du côté des républicains, on aurait plutôt souhaité une abrogation pure et simple de l’ISF, et non une nouvelle réforme de cet impôt. « Encore une fois, l’exécutif fait la moitié du chemin. Il fallait supprimer l’ensemble de l’ISF alors que sera bientôt exonéré du calcul de l’impôt le patrimoine financier, mais pas le patrimoine immobilier », déplore ainsi le président de la commission des finances de l’Assemblée nationale et député LR de l’Oise Éric Woerth.












