Pour les législatives, la droite adoucit son programme

Pour les législatives, la droite adoucit son programme

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Par Astrid Van Laer

Publié le

  • Marche arrière sur la TVA

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Tout d’abord, la hausse de 2 points de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), prévue par François Fillon dans son programme présidentiel afin d’alléger les charges des entreprises, a disparu. Cette baisse de charges est par conséquent revue à la baisse, passant de 25 à 10 milliards. En parallèle, une baisse de 10 % de l’impôt sur le revenu est promise “pour tous les ménages et notamment les classes moyennes matraquées fiscalement”, ainsi que cela est formulé dans un document interne que s’est procuré Le Parisien. Néanmoins, la défiscalisation des heures supplémentaires, supprimée par François Hollande au début de son quinquennat, a pour sa part refait surface dans le programme législatif LR.

  • L’interdiction du déficit de la Sécurité sociale

Le volet concernant la CSG a lui aussi été modifié. Le sigle CSG désigne la “contribution sociale généralisée”, c’est-à-dire un prélèvement obligatoire et proportionnel permettant le financement de la Sécurité sociale. Emmanuel Macron souhaite l’augmenter. Une position fustigée par François Baroin, qui évoque une “hausse d’impôts cachée” :

“La hausse de la CSG qu’il propose frappera toutes les catégories sociales sans permettre de réaliser d’économies substantielles, alors que notre projet prévoit de réduire fortement les dépenses de l’État sans aucune augmentation d’impôts.”

Pour leur part, Les Républicains déclarent dans leur nouveau projet ne pas vouloir augmenter la CSG mais indiquent : “nous interdirons tout déficit de la Sécurité sociale”, sans préciser les moyens qui seront mobilisés afin d’y parvenir. Les Républicains soulignent qu’il n’y aura pas de privatisation de la Sécurité sociale.

  • Pas de réel changement quant à la suppression d’emplois dans la fonction publique

Enfin, l’épineuse question de la suppression de postes dans la fonction publique, qui avait donné du grain à moudre à Marine Le Pen – celle-ci ayant accusé le candidat Fillon de provoquer de la “casse sociale” –, a elle aussi été quelque peu modifiée, mais en substance gardée. Au départ, François Fillon souhaitait supprimer 500 000 postes durant le quinquennat afin de réduire de 100 milliards d’euros la dépense publique. Désormais, il s’agira de 300 000 emplois supprimés en l’espace de cinq ans pour aboutir à 500 000 en sept ans. Il est également précisé que cela se ferait “sans réduire le personnel soignant hospitalier et les effectifs de sécurité”.