Des ONG et des chefs d’État africains visés
Ils auraient ainsi tenté leur chance auprès d’ambassades, d’ONG et de chefs d’État africains. Pour ces derniers, les escrocs seraient directement entrés en contact avec eux sur leur téléphone portable ou passés par leurs cercles proches. « Le son de la voix était assez perturbant, mais le vocabulaire péchait parfois », raconte ainsi à L’Obs un membre du cabinet du ministre de la Défense. Aucun chef d’État ne serait cependant tombé dans le panneau, mais un riche homme d’affaires aurait, lui, versé quelques dizaines de millions d’euros sur un compte offshore, avant de se rendre compte de la supercherie. L’argent s’était déjà envolé…
En 2015, Jean-Yves Le Drian avait déjà déposé plainte et, depuis avril 2016, une information judiciaire a été confiée à l’Office central de répression de la grande délinquance financière (OCRGDF). Selon Europe 1, l’enquête s’orienterait actuellement vers Israël, où la police locale aurait entrepris « des investigations d’ampleur sur cette affaire ».
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