Peter Madsen condamné à la prison à vie pour le meurtre de la journaliste Kim Wall

Peter Madsen condamné à la prison à vie pour le meurtre de la journaliste Kim Wall

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COPENHAGEN, DENMARK – SEPTEMBER 05: ProsecutorJakob Buch-Jepsen holds a press briefing after the Copenhagen City Court ruling that submarine owner Peter Madsen is to remain in custody on September 5, 2017 in Copenhagen, Denmark. During the court hearing Madsen explained that Kim Wall was killed accidentally as the submarine hatch fell down on her head. He denied dismember Kim Wall’s body, but accepted abuse of corpse. Madsen is to remain in custody until October 3rd. Madsen’s defence lawyer did not appear for the press at the court house. (Photo by Ole Jensen – Corbis/Corbis via Getty Images)

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Par Astrid Van Laer

Publié le

L’affaire avait connu un retentissement médiatique sans précédent au Danemark et dans le monde.

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Le 10 août 2017, la journaliste Kim Wall montait à bord du Nautilus, le sous-marin privé de Peter Madsen, pour faire une interview de ce dernier. Mais la jeune trentenaire n’en est jamais ressortie. Après avoir subi des mutilations sexuelles, Kim Wall a été démembrée avant d’être décapitée par le propriétaire du sous-marin, et son corps a été dispersé en mer.

Ce mercredi 25 avril, l’ingénieur danois de 47 ans a écopé d’une peine de prison à vie. Le jury du tribunal de Copenhague l’a reconnu coupable de “meurtre avec préméditation”. Le prévenu plaidait pourtant la thèse de l’accident. Annonçant faire appel, il a écouté le verdict debout, avant d’aller s’asseoir à côté de son avocate, manifestement affecté, selon une journaliste de l’Agence France Presse présente sur place.

Peter Madsen est le 15e condamné à la prison à vie ces dix dernières années. Une centaine de journalistes danois et étrangers étaient dans la capitale danoise pour entendre le verdict.

La préméditation retenue

Malgré la bataille d’experts, le manque de preuves matérielles irréfutables et l’état de décomposition avancée du corps de Kim Wall qui n’a pas permis de déterminer les causes de sa mort, la juge professionnelle et les deux jurés siégeant ont suivi le réquisitoire du parquet, estimant que les éléments à charge pesant contre l’accusé suffisaient à établir sa culpabilité.

“Le tribunal retient que le corps de la victime portait des signes de traumatisme survenu de son vivant, et des blessures infligées à l’instant de sa mort ou peu de temps après”, a motivé la juge.

Le tribunal a retenu la préméditation, Peter Madsen ayant réuni dans son sous-marin des outils qui n’ont ordinairement rien à y faire : une scie à bois, un tournevis affûté de 50 cm, ou encore des sangles de valise dont les dessins correspondent aux marques sur les bras de la victime.

Le jugement rappelle qu’avant ce dramatique 10 août, Peter Madsen avait invité plusieurs femmes à monter seules à bord, qui avaient toutes décliné. Il était également fasciné pour les films gore mettant en scène des séances de torture de femmes empalées, égorgées et décapitées.

Konbini avec AFP