Pauvreté : en France, de nombreuses personnes vivent toujours dans des conditions déplorables

Pauvreté : en France, de nombreuses personnes vivent toujours dans des conditions déplorables

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Par Cyrielle Bedu

Publié le

“Qu’adviendra-t-il dans quelques semaines lorsque les températures entameront leur descente ?”

Des familles entières sont donc concernées par ces expulsions des campements illégaux, qui risquent de se multiplier avant le 1er novembre prochain. Et parmi tous ces expulsés, on trouve 36 % de mineurs… À Paris, ce sont ainsi près de 500 enfants qui dorment chaque nuit dans la rue, selon le président du Samu social de Paris Eric Pliez, qui s’exprime dans une tribune publiée dans Le Monde :

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“Qu’adviendra-t-il dans quelques semaines lorsque les températures entameront leur descente ? Nul ne le sait, tant la saturation des hôtels utilisés pour l’hébergement des familles atteint ces derniers mois un seuil exceptionnel.”

“Quarante-quatre pour cent des familles vivent à l’hôtel depuis plus de deux ans, un temps bien trop long, dénonce encore le président du Samu social de Paris. L’hôtel doit définitivement cesser de servir de palliatif au déficit de dispositifs d’accueil pour les familles demandeuses d’asile.”
Car d’autres solutions existent selon lui :

“La transformation d’hôtels en résidences à vocation sociale gérées par les bailleurs sociaux ou les acteurs associatifs doit être considérablement accélérée, de même que le rythme de production d’hébergements alternatifs à l’hôtel”, propose-t-il dans sa tribune.

Mais pour le Collectif national droits de l’homme-Romeurope (CNDH), l’État semble avoir d’autres priorités : “Au lieu d’élaborer des solutions dignes et pérennes pour les femmes, hommes et enfants contraints de vivre en bidonville et en squat en France, les pouvoirs publics semblent encore avoir choisi la facilité en préférant ‘faire du chiffre’ avant le 1er novembre”, déploraient les membres du collectif dans un communiqué publié le 10 octobre dernier.