En visite à la prison de La Farlède, la ministre de la Justice Nicole Belloubet s’est montrée favorable à l’autorisation de téléphones portables bridés en prison.
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Le débat est vieux de plusieurs années. En visite lundi 21 août au centre pénitentiaire de La Farlède, dans le Var, la ministre de la Justice Nicole Belloubet s’est montrée ouverte à l’idée d’autoriser les téléphones portables en prison. Une question relancée par un chiffre accablant : plus de 33 000 portables ont été saisis dans les prisons françaises en 2016. C’est en partant de ce constat, qu’Adeline Hazan, contrôleuse générale des privations de liberté, a suggéré une révision des règles pénitentiaires le 17 août dernier, sur France Inter.
Interrogée à ce sujet par La Provence, la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, a quant à elle estimé qu’il fallait « donner aux détenus des moyens de communication ». Une idée qui n’aurait « rien d’absurde », « d’autant qu’il s’agirait de portables bridés et contrôlés ». Selon Adeline Hazan, autoriser les téléphones portables faciliterait la recherche d’emploi des détenus et leur permettrait de rester en contact avec leur famille. À l’heure actuelle, dans l’immense majorité des prisons, les détenus ne peuvent téléphoner que via des « point-phone sans aucune confidentialité ».
Si certains y verront du laxisme (c’est ce qu’écrit par exemple le magazine ultraconservateur Valeur actuelles), la mesure se veut pourtant sécuritaire : elle permettrait en effet de réduire le nombre de téléphones portables illégaux qui circulent dans les prisons, qui peuvent servir à l’organisation de crimes ou d’évasions. Si selon BFM TV, « de nombreuses voix au sein du système pénitentiaire s’élèvent pour réclamer une réflexion sur l’utilisation des téléphones portables », les avis sur la question sont partagés. Interviewé par Franceinfo, Jean-Marie Forget, secrétaire général de l’Ufap-Unsa justice, le syndicat majoritaire dans l’administration pénitentiaire, a déclaré y être opposé, estimant qu’il vaut mieux avoir recours à des téléphones filaires.












