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Les “Mother i’d like to kill”, ces mamans exaspérantes sur Facebook

Publié le

par Louis Lepron

Les “Mother i’d like to kill”, ces mamans exaspérantes sur Facebook

“Milk”. Non, pas le lait, même si on n’est pas loin. “Milk”, c’est pour “Mother I’d like to kill”, à deux encablures du “Mother I’d like to fuck”, le fameux Milf du jargon du porn. Derrière cette expression, un aller simple pour l’enfer des réseaux sociaux, et plus particulièrement les méandres de Facebook.
Dans le Tumblr Milk, on retrouve de jeunes mères qui n’hésitent pas à détailler leur vie. Comme tout le monde vous allez me dire. Mais ici, c’est gênant. Voir un tel message, c’est être invité, voire forcé, à un voyeurisme glauque mais souvent drôle.
Comme le note Michael Stora, psychanalyste et spécialiste du virtuel, “par le choix des photos sur son profil, des goûts qu’il y affiche, des groupes auxquels il appartient, il se met en scène, il essaye de véhiculer une image de lui qui le glorifie”. Ici, on assiste pourtant à l’inverse de cette glorification de soi.
Du coup, on a essayé, à l’aide du Tumblr Milk, de refaire le parcours d’une jeune maman “I’d like to kill” sur Facebook, de sa période “enceinte” jusqu’à la première bougie de son enfant.

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La naissance d’un enfant, voilà un instant magique. Son exorcisme, c’est encore mieux, ça induit de sacrés rebondissements. Résultat, ça permet de vous différencier des autres jeunes mamans sur Facebook en ramenant William Friedkin à la maison.
D’où ce statut formidable :

Ce soir on a fait conjurer Lilou, à peine face au sorcier, elle a vomit (sic).

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