Actuellement détenu en Turquie, le journaliste indépendant Loup Bureau avait été écroué pour « terrorisme » le 1er août, après avoir passé cinq jours en garde à vue.
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Sa demande de libération avait été rejetée par la Turquie, vendredi 25 août. Loup Bureau, jeune journaliste indépendant de 27 ans, est donc toujours maintenu en détention dans une cellule de la prison de Sırnak, dans le Sud-Est de la Turquie, près de la frontière irakienne.
Le jeune homme, qui collabore régulièrement avec le site Slate et la chaîne TV5 Monde, avait été arrêté le 26 juillet dernier à la frontière entre l’Irak et la Turquie, alors qu’il était en possession de photos le montrant avec des combattants kurdes des Unités de protection du peuple (YPG), un mouvement qui se bat contre l’État islamique en Syrie. Ce groupe est considéré par Ankara comme une extension du groupe kurde PKK. Selon France 24, « la Turquie, mais aussi les États-Unis et l’Union européenne, considèrent le PKK comme une organisation terroriste ».
Le 25 août, maître Rusen Aytac, l’une des avocates du journaliste, indiquait sur Twitter que ses conditions de détention s’étaient durcies.
LoupBureau a été affecté auj dans une autre cellule,sans aucune raison.Désormais privé deTV,sa seule compagnie #Freeloupturkey @MartinPradel
— Rusen Aytac (@Rusen_Aytac) 25 août 2017
Sur France Bleu, le père de Loup Bureau confiait avoir eu son fils au téléphone dimanche 27 août. Leur conversation aurait duré cinq minutes :
« Il va de plus en plus mal psychologiquement. Je l’ai trouvé très fatigué. Sa voix était très faible et tellement différente de celle que l’on connaît, raconte Loick Bureau. Il est seul dans sa cellule. […] Moralement, il se décourage de plus en plus. Il a peur de rester enfermé longtemps. Il tente de s’occuper. Il a enfin pu acheter un stylo. Il écrit sur ses conditions de détention. »
De nombreux soutiens
Dans l’interview qu’il a donnée à France Bleu, Loick Bureau révèle également avoir reçu un coup de téléphone de soutien de l’ancien président François Hollande. L’actuel chef de l’État, Emmanuel Macron, tente pour sa part de faire pression auprès du président turc, Recep Tayyip Erdogan, afin d’obtenir la libération de Loup Bureau. Lors d’un entretien téléphonique le 27 août, le président français lui a ainsi « demandé, au-delà de l’amélioration obtenue des conditions de détention, sa libération rapide et son retour en France ».
« Les deux présidents sont convenus que les contacts se poursuivent, également au niveau ministériel, pour trouver, dans les meilleurs délais, une issue positive », précise également le communiqué de l’Élysée.
.@EmmanuelMacron s’est entretenu ce jour par téléphone avec le Président turc. https://t.co/am9GVcW78C pic.twitter.com/LUyYY5lVnl
— Élysée (@Elysee) 27 août 2017
C’est la seconde fois qu’Emmanuel Macron évoque la situation de Loup Bureau avec le président turc depuis l’arrestation du journaliste.












