Macron affirme que Valls pourra faire partie de son gouvernement s’il quitte le PS

Macron affirme que Valls pourra faire partie de son gouvernement s’il quitte le PS

photo de profil

Par Virginie Cresci

Publié le

Ce mardi 2 mai, en direct sur BFM TV et RMC, Emmanuel Macron a ouvert la porte de son possible futur gouvernement à l’ancien Premier ministre – sous conditions.

À voir aussi sur Konbini

Le 2 mai, Emmanuel Macron était au micro de Jean-Jacques Bourdin, sur le plateau de RMC/BFMTV. Interrogé sur le déroulement des législatives et son éventuel futur gouvernement, il a tendu la main à Manuel Valls, en lui imposant certaines conditions. “Si Manuel Valls est prêt à quitter le PS et participer à cette majorité présidentielle, il le pourra”, a affirmé le candidat qualifié pour le second tour de la présidentielle face à Marine Le Pen.

De quoi plaire à l’ancien Premier ministre et perdant de la primaire socialiste, qui avait tourné le dos à ses engagements et à son parti pour soutenir Emmanuel Macron, et non Benoît Hamon, pour le premier tour de l’élection présidentielle.

Chargement du twitt...

En effet, fin mars, Manuel Valls ne s’était pas caché de soutenir le candidat d’En marche !, alors qu’il s’était engagé auprès de son parti à soutenir le vainqueur de la primaire socialiste. “Ce n’est pas une question de cœur, mais une question de raison”, avait-il alors affirmé. C’est également au nom du compromis que Manuel Valls avait envisagé de travailler avec François Fillon si ce dernier avait été élu.

Emmanuel Macron a répondu positivement à cet appel du pied, à la seule condition que l’ancien Premier ministre socialiste quitte le PS pour rejoindre En marche !, qu’il souhaite transformer en parti politique, alors que celui-ci n’est encore qu’un mouvement. Une annonce qui pourrait bien sonner la mort du PS, plus divisé que jamais.

Ce matin même, Manuel Valls a déclaré au micro d’Europe 1 qu’au PS, “c’est la fin d’une histoire, nous le savons bien.” “Qu’avons-nous à faire ensemble ?, s’est-il interrogé en parlant de ses camarades socialistes qui souhaiteraient s’allier à Europe Écologie Les Verts pour les élections législatives. Plus rien. Nous sommes, bien sûr, sur l’essentiel face à l’extrême droite. Mais demain ? Nous n’avons plus rien à faire ensemble quand il s’agit de gouverner.” Ça a le mérite d’être clair.