Les meilleurs punchlines du grand débat de la présidentielle

Les meilleurs punchlines du grand débat de la présidentielle

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Par Cyrielle Bedu

Publié le

“Quand on est convoqués par la police, nous ouvriers, on a pas d’immunité ouvrière”. Fin du game.

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Mardi 4 avril, les onze candidats à l’élection présidentielle ont enfin pu débattre tous ensemble sur le même plateau de télévision. Pendant près de 3 heures 30, ils ont ainsi pu confronter avec ardeur leurs points de vue sur la politique et leurs différentes visions de la France.

C’était très long… Mais la soirée a bien heureusement été ponctuée de quelques piques et punchlines bien placées qui nous ont permis de ne pas tomber dans les bras de Morphée avant 22 heures. Voici les moments qui nous ont tous marqués.

Philippe Poutou à Marine Le Pen

C’était LE moment que tout le monde attendait, mais que personne ne pensait voir arriver. Lors du dernier débat télévisé qui réunissait le 20 mars les cinq des principaux candidats à la présidentielle, personne n’avait en effet daigné “attaquer” les candidats englués dans des affaires judiciaires. Le 4 avril au soir, on pensait donc que tout le monde se déroberait encore une fois… Mais Philippe Poutou était là. Et quand le candidat du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) a été interrogé sur la morale en politique, il n’a pas manqué son moment.

Le clash entre Le Pen et Mélenchon sur les crèches

“Qu’est-ce que ça veut dire ?!”, s’est exclamé Jean-Luc Mélenchon en s’adressant à Marine Le Pen. Alors que la candidate du Front national est interrogée sur les institutions françaises, cette dernière répond en parlant de la place des crèches dans les mairies. Ce que n’ont pas compris directement Jean-Luc Mélenchon et une partie du public, qui pensaient que la candidate parlait des garderies pour les plus petits…

Mais non, Marine Le Pen parlait bien des crèches religieuses, qu’elle voudrait voir présentes à l’entrée de tous les bâtiments des collectivités françaises pendant les fêtes de fin d’année. Le tout, au nom de la tradition française. “Ça c’est la laïcité, chez vous ? […] Fichez-nous la paix avec la religion !”, a alors balancé le candidat de la France insoumise.

Plus tard, la candidate de Lutte ouvrière Nathalie Arthaud a relancé Marine Le Pen sur ce même sujet :

– “On voit bien que la laïcité de Mme Le Pen, en réalité, c’est un paravent, une façon d’avancer sur votre racisme, votre xénophobie”, a affirmé Nathalie Arthaud.

– “Si on pouvait éviter les insultes”, lui a rétorqué Marine Le Pen.

Benoît Hamon aux présentatrices : “Faites votre travail !”

Les conditions du débat avaient pourtant bien été expliquées en amont : trois grands thèmes seraient évoqués au cours de la soirée (l’emploi, la protection des Français et le modèle social du pays) et les candidats n’auraient qu’une minute et 30 secondes pour répondre à chacune des questions posées par les journalistes Ruth Elkrief et Laurence Ferrari. En tout, les candidats ne devaient pas dépasser 15 minutes de temps de parole chacun.

Mais bien avant la fin du programme, Marine Le Pen avait déjà eu plus de 17 minutes de temps de parole, alors que la plupart des autres candidats étaient encore à la traîne… Ce qui n’a pas échappé au candidat socialiste Benoît Hamon, qui a invité les deux journalistes présentant l’émission à [faire] leur travail”, afin que tous les candidats puissent être à égalité.

Asselineau à Macron : “Vous êtes toujours d’accord avec tout le monde”

Quand François Asselineau a demandé à Emmanuel Macron de mettre fin aux relations de complaisance avec le Qatar et l’Arabie saoudite, le candidat d’En Marche ! lui a répondu : “Je suis d’accord avec vous sur ce dernier point.” Il n’aurait pas dû… D’autant que pour tenter de répondre à la pique lancée par François Asselineau, Emmanuel Macron n’a cessé de l’appeler “Monsieur Poutou”

Fillon à Dupont-Aignan : “Vous n’aviez pas le pouvoir et vous ne l’aurez pas la prochaine fois non plus”

Le sujet de l’Europe a été particulièrement houleux au cours du débat. L’une des passes d’armes les plus marquantes sur ce thème a été échangée entre François Fillon et Nicolas Dupont-Aignan. Il était alors question du projet de traité constitutionnel européen, que les Français ont majoritairement rejeté le 29 mai 2005, lors d’un référendum.

– “J’ai toujours refusé ces traités et je ne les ai pas signés”, a lancé le candidat de Debout la France à celui des Républicains.

– “Vous ne les avez pas signés car vous n’avez jamais eu le pouvoir pour le faire et vous ne l’aurez pas la prochaine fois non plus”, lui a répondu François Fillon.

– “Prenez garde à ce que les Français décideront”, a rétorqué Nicolas Dupont-Aignan.

Benoît Hamon : “Daesh, ça vous arrange Madame Le Pen !”

Quand Marine Le Pen a affirmé que la France était “une université de djihadistes” et qu’elle a dénoncé ce qu’elle considère être une complaisance de Benoît Hamon à l’égard des fondamentalistes religieux, le candidat socialiste lui a répondu : “Daesh vous fait prospérer […] Vous manifestez auprès des pires intégristes, vous et votre nièce.”

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