Législatives : le cofondateur de Cannabis sans frontières face à Dupont-Aignan dans l’Essonne

Législatives : le cofondateur de Cannabis sans frontières face à Dupont-Aignan dans l’Essonne

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Par Virginie Cresci

Publié le

“Je veux mettre à l’ordre du jour la réforme de la politique de contrôle des stupéfiants”

L’idée de Farid Ghehiouèche, créée à l’occasion des élections européennes, est de faire entendre la voix de ceux qui prennent de la drogue, qu’elle soit licite ou non. “Comme en 2012, je veux mettre à l’ordre du jour la réforme de la politique de contrôle des stupéfiants […] et la promotion de l’économie sociale et solidaire pour lutter contre la paupérisation et les discriminations des personnes qui vivent sur les territoires en relégation”, écrit-il dans un texto à la presse publié par Libération.
Soutenu par le Parti pirate, le militant prône la paix, la démocratie, la lutte pour un monde sans frontières, le droit au logement et à l’alimentation, le revenu d’existence, mais aussi la légalisation des plantes thérapeutiques et alternatives, comme le cannabis, le pavot, le LSD ou encore la coca. Farid Ghehiouèche ne s’en cache pas, il fume jusqu’à cinq joints par jour, comme le raconte Kim Hullot-Guiot dans Libération. D’après lui, la répression ne marche pas. Il veut donc légaliser certaines drogues jusqu’alors illicites pour, dit-il, “supprimer la zone grise du marché noir”.

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“La chasse à la boulette, ça fait tourner les commissariats”

“La loi n’a pas permis de protéger la jeunesse”, explique-t-il à Libération, estimant que “la chasse à la boulette, ça fait tourner les comicos [commissariats, ndlr], mais la prohibition, c’est des jeunes qu’on a brisés en leur donnant l’impression qu’ils étaient des délinquants”. Pour les législatives, son combat sera donc de faire réfléchir sur la légalisation des drogues.
Pourquoi l’Essonne ? Tout simplement parce que c’est là-bas que son parcours de militant a commencé. Farid Ghehiouèche a la vingtaine quand il débarque à Evry chez son père. Il commence à militer dans une association de solidarité internationale, avant de se lancer dans le combat de la légalisation du cannabis. Mais entre lui et Nicolas Dupont-Aignan, qui se prend tantôt pour Jeanne d’Arc, tantôt pour le bras droit de Marine Le Pen, on se demande qui fume le plus de joints.