L’ex-militant d’extrême gauche italien, Cesare Battisti, condamné pour meurtres et longtemps réfugié en France, a été interpellé mercredi à la frontière bolivienne.
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Cesare Battisti fut activiste d’extrême gauche et terroriste, puis écrivain et hier encore, un homme en cavale. Condamné pour meurtres en Italie il y a près de 40 ans, il pourrait finalement y être extradé après des années d’exil au Mexique, en France puis au Brésil. Mercredi 4 octobre il a été arrêté par la police brésilienne alors qu’il tentait de passer en Bolivie, rapporte l’agence de presse Reuters. Cesare Battisti essayait certainement de fuir alors que l’Italie vient de relancer une procédure d’extradition à son encontre. Arrêté par la police alors qu’il était à bord d’un taxi bolivien, il transportait une quantité importante de devises étrangères.
Cesare Battisti risque la prison à perpétuité dans son pays d’origine, où il a été condamné pour le meurtre de quatre personnes à la fin des années 1970 alors qu’il était membre des Prolétaires armés pour le communisme (PAC), un groupe italien d’extrême gauche responsable de plusieurs attentats et assassinats, considéré comme une organisation terroriste par les autorités italiennes.
Arrêté pour « évasion de devises »
Cesare Battisti s’était échappé de prison en 1981. Après 9 ans au Mexique il avait rejoint la France où il est resté jusqu’en 2004 avant de fuir à nouveau au Brésil pour échapper à une procédure d’extradition. Pendant toutes ses années, il écrit de nombreux livres dont Ma Cavale. À cette époque, malgré le soutien de politiques et militants de gauche, la France est divisée sur l’affaire.
Interrogé par Reuters, l’avocat de Cesare Battisti a déclaré que son client était sous la protection de l’habeas corpus, une procédure qui énonce la liberté fondamentale de ne pas être emprisonné sans jugement. Il est soupçonné d’ »évasion de devises », faute d’avoir déclaré les milliers d’euros et de dollars qu’il avait sur lui.
En janvier 2009, le ministre de la Justice du président brésilien Lula da Silva lui avait accordé le statut de « réfugié politique », qui pourrait lui être retiré par le gouvernement du président Michel Temer. Selon des propos rapportés par Libération, Rome a déposé récemment une demande auprès de l’actuel président pour faire annuler la décision de Lula.












