AccueilArchive

Le mot “race” sera supprimé de la Constitution

Le mot “race” sera supprimé de la Constitution

Publié le

Image :

© Alex Guibord via Flickr

Les députés ont voté la suppression du mot “race” de la Constitution, lors de l’examen du projet de loi de réforme constitutionnelle. Il faut encore attendre que celui-ci soit adopté par le Parlement réuni en Congrès pour que la mesure soit effective.

À voir aussi sur Konbini

Mercredi 27 juin, lors de l’examen du projet de loi sur la réforme constitutionnelle, les députés ont voté à l’unanimité en commission la suppression du terme “race” du premier article la Constitution. Celui-ci dispose que “la [République française] assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion”. Les députés ont également introduit l’interdiction de“distinction de sexe”.

Pour justifier leur proposition, les députés LREM ont expliqué que “le terme de ‘race’ a été introduit dans la Constitution en 1946, après le nazisme, pour indiquer que toute race était égale, pour mettre fin aux discriminations et rejeter les théories racistes”. “Toutefois, la persistance de sa mention est aujourd’hui mal comprise, à rebours de l’intention initiale”, ont-ils ajouté.

Comme le rapporte Franceinfo, ils ont également rejeté chacun des amendements visant à féminiser les noms de fonctions dans la Constitution, pour y écrire par exemple “Premier ou Première ministre” ou “ambassadeur ou ambassadrice”.

Il faut néanmoins souligner qu’il s’agit seulement de l’examen du projet de loi. Pour qu’une réforme constitutionnelle soit adoptée, il faut que les deux chambres qui composent le Parlement, l’Assemblée nationale et le Sénat, soient réunies en Congrès et qu’elles votent la modification constitutionnelle aux trois cinquièmes – ou bien que tout cela soit approuvé par voie référendaire.

La suppression du mot “race” de la Constitution était une promesse de campagne de François Hollande en 2012. À l’époque, cette proposition avait été tournée en dérision par le président sortant Nicolas Sarkozy, qui jugeait qu’il y a des combats qui “intéressent” plus les Français, comme “la sécurité et l’immigration”.