« La liberté de la presse a gagné aujourd’hui »
Le tribunal correctionnel de Nanterre, qui était chargé de rendre son verdict, a donc jugé que « la plainte avec constitution de partie civile de l’État d’Azerbaïdjan était irrecevable », plus en raison de la démarche procédurière que sur le fond de l’expression « dictature », arguant :
À voir aussi sur Konbini
« La loi sur la presse a été mise en place pour éviter toute censure politique. Donc elle ne peut permettre à un État d’agir sur son fondement pour censurer un citoyen et, a fortiori, un journaliste. »
L’ONG chargée de défendre la liberté des journalistes, Reporters sans frontières, a réagi en déclarant : « Nous sommes extrêmement soulagés que le tribunal n’ait pas laissé l’Azerbaïdjan exporter la censure en France. Les États ne peuvent pas attaquer en justice pour diffamation. »
Plainte jugée irrecevable pour l’Azerbaïdjan qui attaquait #cashinvestigation en diffamation pour avoir été qualifié de dictature.Victoire
— Elise Lucet (@EliseLucet) 7 novembre 2017
De son côté, Élise Lucet a simplement qualifié le verdict de « victoire ». Quant à son collègue Laurent Richard, il s’est réjoui en expliquant :
« C’est officiel : l’Azerbaïdjan peut être appelé ‘dictature’ et ne peut pas exporter sa censure à l’étranger. La liberté de la presse a gagné aujourd’hui. »
À voir -> Vidéo : Behind the News avec Élise Lucet












