« La volonté d’Emmanuel Macron de ménager la chèvre écologique et le chou productiviste n’a pas contribué à créer la condition d’une politique écologique lisible et cohérente.
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« L’action n’est plus une option ». La démission de Nicolas Hulot du ministère de la Transition écologique et solidaire, mardi 28 août en direct sur France Inter, constitue « une invitation à changer de cap ». C’est ce qu’écrivent dix ONG environnementales, parmi lesquelles France nature environnement, Générations futures et les Amis de la Terre, qui cosignent une tribune publiée jeudi 29 août sur France Info.
Selon ces dernières, la démission de M. Hulot « doit pousser à un sursaut ». « La volonté d’Emmanuel Macron de ménager la chèvre écologique et le chou productiviste n’a pas contribué à créer la condition d’une politique écologique lisible et cohérente », écrivent-elles, fustigeant la manie du « en même temps », si chère au chef de l’État. Elles prennent notamment pour exemple le soutien du gouvernement à l’agriculture bio « et en même temps » au glyphosate.
« La transition écologique n’est ni une promenade de santé ni un supplément d’âme pour politiciens sans imagination », écrivent également les signataires, qui exhortent Emmanuel Macron à prendre la mesure du départ de M. Hulot, expliquant qu’il « aurait tort de mésestimer le symbole que constitue cette démission surprise ».
Le 2 août dernier, Nicolas Hulot avait confié ce qu’il qualifiait de « putain de dilemme » au quotidien Libération, pensant que son départ aurait des conséquences néfastes sur la politique du gouvernement :« si je m’en vais, il va y avoir 3 EPR [Réacteur Pressurisé Européen, ndlr] de plus », disait-il.
Et bien, un rapport commandé par ce dernier conjointement avec Bercy, publié jeudi 30 août, lui donne doublement raison puisqu’il préconise l’ouverture de non pas trois, mais de pas moins de six EPR, à partir de 2025. Une nouvelle qui ne doit pas plaire aux signataires de cette tribune.












