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La nouvelle oeuvre de Banksy en dit long sur la crise des réfugiés

Publié le

par Lydia Morrish

La nouvelle oeuvre de Banksy en dit long sur la crise des réfugiés

Banksy vient de réaliser une nouvelle peinture murale dans la “jungle” de Calais. Elle représente Steve Jobs, le fondateur d’Apple. Explications.

Même si la crise des réfugiés a soulevé des débats violents, elle a également révélé les bons côtés de l’humanité. On a repéré un soldat qui a essayé de protéger une jeune afghane en la cachant, une photographe qui a sensibilisé le public en montrant les conditions de vie des migrants à Calais, ou les Pussy Riot qui ont demandé l’ouverture des frontières en musique. En réalité, il existe mille manières de s’impliquer et d’apporter une note positive à ce scénario déchirant.

Banksy est très actif depuis que cette crise des réfugiés s’est amplifiée. Après avoir dédié une partie de Dismaland – son parc d’attractions éphémère anti-capitaliste – aux réfugiés, l’artiste avait donné les bois et les matériaux utilisés pour la construction à la “jungle” de Calais. Désormais, il vient de réaliser une nouvelle peinture murale au pied d’un pont dans ce camp de réfugiés et son oeuvre est porteuse d’un message très fort. Elle représente Steve Jobs, le fondateur d’Apple. Pourquoi ? Car il est le fils d’un réfugié syrien.

Un représentant de l’artiste a expliqué :

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Nous pensons souvent que l’immigration pompe les ressources du pays, mais Steve Jobs était le fils d’un migrant syrien. Apple est l’une des entreprises les plus rentables au monde, elle paye sept milliards de dollars d’impôts par an… et elle existe seulement parce qu’ils ont laissé un jeune homme originaire d’Homs entrer sur le territoire [américain].

Comme Dismaland évoquait déjà le drame de la crise des réfugiés, ce n’est pas surprenant que Banksy ait choisi de peindre une image évocatrice comme celle-ci à Calais même. La prochaine fois que vous entendrez quelqu’un lâcher “on ne peut pas accueillir plus de migrants” ou “les réfugiés n’apportent rien à notre pays”, rappelez-vous de cette anecdote.

Traduit de l’anglais par Hélaine Lefrançois