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J’ai écouté Syro d’Aphex Twin et j’ai pris des notes

Publié le

par Tomas Statius

J’ai écouté Syro d’Aphex Twin et j’ai pris des notes

Et si on écoutait le disque ?

18 heures. Franche camaraderie dans la salle : les pognes se serrent, on discute du dernier disque, du nouveau poste, de sa prochaine excursion, de qui est là et de qui n’y est pas. Puis les lumières s’éteignent, et la musique démarre. Certains ferment les yeux, d’autres affichent un visage inexpressif de rigueur. Je me concentre et m’agrippe à mon stylo. Je me mets à la tâche, griffonne deux-trois “pensées pour moi-même” en essayant, tant bien que mal, de ne pas regarder sur le voisin. Et vu le premier morceau, ça part plutôt bien.
Après une heure d’écoute, un seul constat : Richard D. James m’a promené. Versatile, j’ai hésité constamment entre la célébration de son talent et la tentation de conclure d’un “pas ouf, pas nouveau” cinglant. Dès lors, plutôt que de cacher que ce disque m’a perdu,  j’ai trouvé cela de bon ton de céder à l’essai d’une critique post-écoute en jouant la transparence.
Voilà les notes que j’ai prises au cours de la session. Ni plus, ni moins. Elles sont ce qu’elles sont : peut-être “pas ouf” mais au moins honnêtes – avec quelques petites explications de textes dans les légendes.

J’aime pas les écoutes presses – Applaudissement dès la première chanson.

Problème ! -> la transgression est devenue le standard.

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