Fillon rendrait l’argent s’il était élu président de la République

Fillon rendrait l’argent s’il était élu président de la République

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Par Astrid Van Laer

Publié le

#PasLeGorafi

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Le candidat des Républicains à l’élection présidentielle, mis en examen le 14 mars dernier pour détournement de fonds publics, recel et complicité de détournement de fonds publics, recel et complicité d’abus de biens sociaux, et manquements aux obligations déclaratives à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), n’en finit plus de faire parler de lui.

Dernièrement, à l’occasion de sa visite chez Deezer, des salariés de l’entreprise ont affiché sur des écrans d’ordinateurs “Rends l’argent”. Les affaires financières et judiciaires qui pèsent sur la campagne du candidat depuis de nombreuses semaines ne pouvaient pas rester sans réponse de sa part.

Selon les informations de Slate, qui aurait conversé avec “une source proche du candidat”, si François Fillon arrivait au pouvoir le 7 mai prochain, sa première décision en tant que président de la République serait de rendre l’argent.

Le site d’information poursuit :

“Le chef de la droite comprend que l’application de son programme, déjà très difficile à mettre en œuvre par sa radicalité budgétaire, viendrait buter sur l’argument du contre-exemple venu d’en haut. Il ne peut pas demander des efforts financiers aux Français alors que lui s’est largement servi dans les caisses publiques. Il a donc décidé d’effacer cette ardoise, si l’on peut dire, et de priver ses adversaires de cet argument.”

Une formulation qui vient confirmer un enrichissement frauduleux, mais qui surtout laisse entendre que rien ne serait fait en cas de défaite du candidat de la droite. Pourtant, ce dernier se contredit puisque lors d’une conférence de presse le 6 février, l’ancien Premier ministre avait rejeté fermement toute possibilité qu’il rembourse :

“Comment peut-on imaginer un instant que mon épouse ne soit pas au courant du travail qu’elle effectue pour moi ? Comment peut-on imaginer que mon épouse puisse l’avoir fait à l’insu de son plein gré ? Oui, mon épouse était au courant […]. Pourquoi rembourserais-je ces sommes ? Ma femme a travaillé et elle a donné les preuves de ce travail.”