Réchauffement climatique : les États peinent à atteindre les objectifs fixés pour le réduire

Réchauffement climatique : les États peinent à atteindre les objectifs fixés pour le réduire

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La volonté historique de déboucher sur un accord

Le rapport souligne l’engagement et l’effort historiques de tous les pays pour un accord global sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre. La totalité des pays industrialisés sans exception (146 pays et 147 parties en comptant l’Union européenne) ainsi que 75% des pays en voie de développement ont rendu leurs programmes de contribution afin d’atteindre cet objectif.
Cette participation record représente en tout 86% d’émission des gaz à effet de serre émis sur la planète. Ce qui signifie que si ces intentions sont transformées en engagements tenus, ils représenteront une réduction globale des émissions de gaz à effet de serre de 4 Giga tonnes. La transition a donc bel et bien commencé.

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Une estimation de 2,7°C

Cependant, la conversion de ces chiffres en températures – si elle reflète une baisse considérable, inférieure au 4° ou 5°C prévus si l’on ne faisait rien – n’atteint pas le seuil des 2°C préconisés. Convertis, ils représentent une estimation de 2,7°C, ce qui ne suffit pas pour lutter contre le réchauffement climatique.
Autrement dit, tous ces efforts marchent vers un accord historique considérable mais ils restent pour l’heure insuffisants. D’autre part, l’accord mondial fixé par les pays à l’issue de la COP21 n’est que le point de départ d’une transition énergétique globale qui sera confrontée à l’épreuve du réel sur le long terme si elle veut aboutir à un changement concret.

Une nécessaire coordination mondiale

La réduction du réchauffement climatique passera obligatoirement par l’effort coordonné des pays industrialisés à travailler main dans la main avec les pays en voie de développement. Autrement dit, les pays industrialisés portent la responsabilité, d’une part de respecter leurs propres engagements, et d’autre part d’aider les pays plus pauvres à réduire leurs émissions.
En effet, la plupart des émissions de gaz à effet de serre des prochaines décennies viendront principalement des pays en voie de développement à cause de l’augmentation de leurs populations et à leur urbanisation rapide. Or, les nations les plus pauvres soutiennent que des réductions d’émissions nuisent à leurs industries émettrices.
Il appartient donc aux pays plus riches de leur garantir des fonds pour investir dans l’efficacité énergétique et dans la modernisation de leurs systèmes énergétiques. Cela passe par l’investissement des secteurs privés, et à moindre échelle des secteurs publics, et en finançant le « marché du carbone ». Pour ce faire, les entreprises et les États peuvent désormais vendre leurs quotas de CO2.

Le rôle de la France

La France qui accueille donc dans 1 mois jour pour jour la conférence la plus importante sur les changements climatiques joue un rôle de premier plan pour faire émerger une volonté politique de façon à atteindre un accord universel. Le Président François Hollande et le Ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius joueront un rôle clef en qualité d’hôtes de la conférence mais également comme facilitateurs principaux d’un consensus politique entre tous les pays. Comme le résume le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon : « Il n’y a pas de plan B car il n’y a pas de planète B ».

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