Insatisfaite de la réponse du gouvernement russe concernant la tentative de meurtre d’un ex-agent double russo-britannique, Theresa May est montée au créneau ce mercredi 14 mars.
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L’empoisonnement le 4 mars dernier de l’ex-espion Sergueï Skripal et de sa fille de 33 ans, Youlia, a mis le feu aux poudres aux relations diplomatiques entre la Russie et le Royaume-Uni. Retrouvés inconscients sur un banc de Salisbury, en Angleterre, après avoir été empoisonnés avec un agent neurotoxique, ils avaient été hospitalisés dans un « état grave ».
La cheffe du gouvernement britannique, Theresa May, avait sommé la Russie de fournir des explications au plus vite, l’accusant d’être à l’origine de cette tentative d’assassinat :
« Il n’y a pas d’autre conclusion que celle selon laquelle l’État russe est coupable de la tentative de meurtre. […] Cela constitue un usage illégal de la force par l’État russe contre le Royaume-Uni. »
Pour sa part, le ministre des Affaires étrangères de la Russie, Sergueï Lavrov, nie les faits qui sont reprochés à son gouvernement : « Ce n’est pas sérieux. C’est de la pure propagande et cela vise à faire monter la tension. »
Expulsion de diplomates et boycott du Mondial
En conséquence, Theresa May a ordonné l’expulsion de 33 diplomates russes qui se trouvent actuellement sur le sol britannique, qu’elle a qualifiés d’« agents de renseignement non déclarés ». Elle a en outre indiqué que le pays allait « suspendre tous les contacts bilatéraux de haut niveau prévus entre le Royaume-Uni et la Russie », et révoquer « l’invitation faite au ministre des Affaires étrangères ».
La cheffe du gouvernement britannique a ensuite annoncé un acte très symbolique : « Il n’y aura pas de participation des ministres − ou des membres de la famille royale − à la Coupe du monde de football cet été en Russie. » L’ambassade russe à Londres n’a pas tardé à répondre :
« Nous considérons cette action hostile inacceptable, injustifiée et de courte vue. Toute la responsabilité de la détérioration des relations entre la Russie et le Royaume-Uni est le fait des dirigeants britanniques actuels. »
Le président du comité d’organisation de la Coupe du monde, Alexeï Sorokine, a exprimé sa déception après avoir appris la décision de Theresa May : « Dommage que tout le monde n’adhère pas au principe de laisser le football en dehors de la politique. »












