Des traces de glyphosate trouvées dans des couches pour bébés

Des traces de glyphosate trouvées dans des couches pour bébés

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Berlin, Germany – August 11: A father changes his baby’s cloth diaper on August 11, 2016 in Berlin, Germany. (Photo by Thomas Trutschel/Photothek via Getty Images)

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Par Astrid Van Laer

Publié

Après avoir passé au crible les couches pour bébés commercialisées dans l’Hexagone, 60 millions de consommateurs a repéré la présence de résidus toxiques.

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Même dans les couches ! Jeudi 23 août, 60 millions de consommateurs a publié une étude concernant les produits hygiéniques pour nourrissons. Cette dernière dévoile qu’un tiers des couches qui ont été testées se sont révélées positives aux marqueurs du glyphosate.

Cet herbicide est classé depuis 2015 comme « cancérogène probable » par le Centre international de recherche sur le cancer, une agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Mais il ne s’agit pas de la seule substance problématique relevée. L’étude évoque également la présence « d’autres substances peu recommandables (pesticides, composés organiques volatils ou halogénés…) dans plusieurs couches ».

En 2017 déjà, l’association de consommateurs avait alerté l’opinion à ce sujet, ce qui lui permet d’évoquer certaines progressions. Notamment du côté de Pampers, le bon élève de l’année 2018 et magnat de la couche sur le marché français, chez qui le magazine a relevé « du mieux » en comparaison avec l’année précédente. Pour 60 millions de consommateurs, ces progrès prouvent que « l’objectif ‘zéro résidus toxiques dans les couches est atteignable, et cela dans des délais relativement courts ».

Un autre point est soulevé par cette étude : il s’agit du manque d’information à destination des parents. En conséquence, le magazine exhorte les marques à faire preuve de davantage de transparence vis-à-vis des acheteurs.

Dans un communiqué de presse, Valérie Pouillat, déléguée générale de Group’hygiène, le syndicat professionnel des fabricants d’articles hygiénique et de santé, se défend pour sa part en affirmant qu’« aucune substance chimique dans des proportions néfastes pour la santé » n’a été relevée et parle d’un « risque a priori minime ».