Un contexte post-attentats
En avril dernier, le jour même où Theresa May annonçait l’organisation d’élections anticipées, les sondages donnaient largement vainqueur son parti conservateur, avec 46 % des intentions de vote contre 25 % pour le Parti travailliste, selon l’institut ICM Research. Le Guardian parlait lui de « raz-de-marée conservateur » et annonçait la fin du Parti travailliste.
Depuis les attentats qui ont touché dernièrement les villes de Manchester et de Londres, la donne a cependant changé pour Theresa May et les conservateurs. Leurs opposants, dont le chef du Parti travailliste Jeremy Corbyn, ne cessent de critiquer sa politique sécuritaire, qu’ils considèrent avoir été trop faible lors des attentats. Ainsi selon Europe 1, Jeremy Corbyn a accusé Theresa May de maintenir la sécurité de son pays à « moindres frais » et propose lui de recruter 10 000 policiers et 1 000 agents de renseignement supplémentaires.
L’écart entre les deux partis s’annonce donc plus serré que prévu et Theresa May doit regretter d’avoir avancé la date de ces élections législatives.
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