« En raison de conflits entre ethnies, [certaines familles] redoutent d’être identifiées comme appartenant à telle ou telle ethnie, dans la mesure où des gouvernements ont des préférences pour certains groupes. »
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« Des vies empêchées, des avenirs entravés »
Ce rapport rappelle également l’importance de se faire enregistrer car on ne peut pas faire des tas de choses du quotidien telles que : s’inscrire à l’école, ouvrir un compte en banque, demander un crédit à la banque, bénéficier d’une couverture médicale, faire des demandes de bourses scolaires, voter, traverser une frontière légalement ou encore faire l’acquisition d’un bien immobilier.
Nettement plus grave encore, cette problématique favorise l’impunité du travail infantile, les mariages forcés et les trafics d’êtres humains, puisque comme le rapport le précise : un tiers de ces personnes sont des enfants qui n’ont pas été enregistrés à l’état civil à leur naissance.
Les personnes concernées sont les plus vulnérables et cela est parfaitement illégal. En effet, le droit à bénéficier d’une identité officielle figure en toutes lettres dans la Convention internationale relative aux droits de l’enfant, instaurée en 1989 par l’Assemblée générale des Nations unies.
Dans un rapport publié en 2014 intitulé « ‘Enfants fantômes’ : sans identité, en proie à tous les dangers », l’Unicef évoquait des « vies empêchées, des avenirs entravés par l’absence d’un simple papier officiel ». L’Organisation déplorait la « vulnérabilité extrême » de millions d’enfants, rappelait que « sans nationalité, ce sont aussi des apatrides » et pointait du doigt, en l’absence de documents officiels, la difficulté de réunir les enfants avec leurs parents en cas de catastrophe naturelle, par exemple.
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