Cette ex-agente de la CIA lance un crowdfunding pour racheter Twitter et museler Trump

Cette ex-agente de la CIA lance un crowdfunding pour racheter Twitter et museler Trump

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Source : Simon & Schuster

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Par Pierre Schneidermann

Publié

Une ex-agente de la CIA lance une campagne de crowdfunding pour racheter des parts significatives de Twitter afin de faire taire le président américain. Ambitieux.

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Elle ne peut vraiment pas saquer Trump sur Twitter. L’escalade des tensions diplomatiques en 140 caractères par le président américain avec la Corée du Nord – et le risque de guerre nucléaire subséquent – l’a fait craquer. Puisque les dirigeants du réseau social ne censurent pas Trump, autant prendre l’oiseau bleu par les ailes. Comment ? En le rachetant, tout simplement.

L’idée vient d’une ancienne agente de la CIA, Valerie Wilson, qui n’est pas inconnue du grand public : en 2005, elle était en effet au cœur de l’affaire Plame-Wilson, une intrigue politico-juridico-journalistique qui a secoué le gouvernement Bush en recherche active de documents pour compromettre l’Irak. L’identité de Valerie Wilson a alors été dévoilée, et sa couverture grillée. L’histoire a donné lieu à un film, Fair Game, avec Naomi Watts et Sean Penn.

En voulant couper le bec de Trump, Valerie Wilson se retrouve une seconde fois mêlée à la politique à grande échelle. Se pose dès lors une question cruciale : comment racheter Twitter quand l’on n’est pas milliardaire ? Avec le crowdfunding, pardi ! L’ex-agente a lancé une campagne sur le site GoFundMe. Objectif : collecter 1 milliard de dollars. État des lieux le 24 août 2017, à 15 h 20 : 39 419 dollars récoltés en sept jours avec 1 194 souscripteurs. Hashtags déployés : #BuyTwitter #BanTrump.

Comme le rappelle Techcrunch, Twitter est valorisé à 12 milliards de dollars. Le milliard récolté ne permettra donc pas de racheter tout Twitter, mais elle en deviendrait tout de même l’actionnaire principale. Et pourrait donc se faire entendre. Alors que la Maison Blanche déplore le « ridicule » de l’initiative, Twitter n’a pas réagi à cette tentative d’infiltration légale et transparente, loin des pratiques habituelles des services secrets.