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Le véritable “viagra” pour femmes n’est pas une pilule

Le véritable “viagra” pour femmes n’est pas une pilule

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Par Lydia Morrish

Publié le

Il y a d’autres moyens avérés que les médicaments pour donner aux femmes à la libido faible l’envie de coucher avec quelqu’un. 

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La communication en cause

Eh bien, rien de révolutionnaire, me direz-vous. Il a déjà été révélé (notamment dans le livre Vagina de Naomi Wolf) que l’envie sexuelle d’une femme dépend, en plus du bien-être physique, de sa disposition mentale.
Mais si les scientifiques contribuent à faire avancer la discussion, c’est parce qu’ils ont réalisé une série de tests pendant lesquels ils ont fourni à des femmes de l’ocytocine (surnommée “l’hormone de l’amour”) sur une période de huit mois, pour en observer les effets sur le comportement sexuel.
Quinze femmes sur trente devaient donc utiliser un spray nasal d’ocytocine avant de faire l’amour, tandis que les quinze autres n’utilisaient qu’un placebo. Toutes devaient consigner leur expérience dans un journal et répondre à des questionnaires tout au long des essais. Loin de prouver l’efficacité de l’hormone, les résultats suggèrent que la communication dans le couple (aidée par la tenue d’un journal et l’analyse régulière) améliore la libido des femmes.

Une sexualité dénigrée ?

La chercheuse en charge de cette étude, Michaela Bayerle-Eder, qui assure que le dysfonctionnement sexuel est un réel problème pour les femmes, précise que les résultats sont plutôt incohérents :

Ça n’était pas prévu du tout, le processus l’a simplement souligné. Certains couples ensemble depuis des années se sont confiés pour la première fois leurs fantasmes sexuels, et avouaient ce qu’ils n’aimaient pas, même s’ils l’avaient toujours fait.

Même si elle ne tient pas compte du fait qu’un grand nombre de gens communiquent au sein de leur couple, l’étude nous rappelle qu’un gêne culturel influence encore notre vie sexuelle. Pour certaines raisons les troubles de la sexualité affectent un plus grand nombre de femmes que d’hommes (respectivement 43% et 31%). pourtant si les hommes ont déjà à leur disposition 24 produits approuvés par la FDA, les femmes n’en ont qu’un seul.
Si l’on décide de croire les études et les livres sur la sexualité féminine, il faut accepter que les femmes ont elles aussi des envies sexuelles.