En comparant le nombre de voix obtenues par les candidats à la primaire de la droite à leur budget de campagne, on découvre que certains ont dépensé des fortunes pour chaque bulletin. Et le maire de Meaux est largement en tête.
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Ce fut une raclée qui lui aura coûté bien cher ! Avec ses 0,3 % de voix à la primaire de la droite et du centre, Jean-François Copé vient probablement d’exploser le record du pire rapport « frais de campagne/nombre de suffrages » jamais obtenu.
En effet : prenez les 390 000 euros dépensés pour la campagne de Jean-François Copé, divisez-les par ses 12 797 voix et vous obtenez un résultat hallucinant de… 30,47 euros par vote ! C’est très cher quand on sait que ce même calcul donne un bulletin à 0,7 euro pour François Fillon, soit 43 fois moins.
Nous devons cette information au Figaro, qui a épluché et analysé l’ensemble des comptes de campagne (qui sont des documents publics) des différents candidats à la primaire, et dévoile ainsi que la course à l’investiture républicaine n’a pas vraiment été un bon investissement pour tout le monde.
« On ne recule plus ! »
Bruno Le Maire, par exemple, qui se targuait d’incarner « le renouveau » et comptait provoquer une véritable déferlante sur l’événement, n’a réalisé qu’un score très médiocre de 2,4 % des suffrages. La campagne lui a pourtant coûté 2,1 millions d’euros : une fortune partie en fumée ! Chaque bulletin de vote lui a donc coûté 20 euros.
On conclura quand même en rappelant que le slogan de Jean-François Copé était « On ne recule plus ! ». Comme l’a si bien dit Le Canard Enchaîné : il est vrai qu’à 0,3 % la marge de recul est assez limitée.












