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Cette entreprise travaille pour que les écoles nigérianes utilisent moins de papier

Cette entreprise travaille pour que les écoles nigérianes utilisent moins de papier

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Par Olanrewaju Eweniyi

Publié le

À l’ère du tout numérique, les établissements scolaires nigérians tardent à se mettre à la page.

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Cela peut paraître difficile à imaginer pour certains d’entre nous mais il fut un temps où les bulletins de notes et autres mots d’appréciation des professeurs n’existaient qu’en version papier. Autant dire que s’ils venaient à s’égarer, cela signifiait que toute une partie de votre dossier scolaire disparaissait… à tout jamais. Au Nigeria, on estime que 90 % des établissements scolaires (on en décomptait près de 90 000 en 2009, entre public et privé) continuent à utiliser du papier pour toutes leurs opérations quotidiennes. Avec tous les risques que cela comporte…

Quand vous devez dire à vos profs que vous avez perdu leurs notes… (© Giphy)

Pour FlexiSAF, il est temps que les choses changent. Cette entreprise propose aux établissements scolaires nigérians d’automatiser ces procédés pour les rendre plus efficaces, grâce à un logiciel de gestion de l’administration scolaire et une solution pour compiler les résultats des élèves. Depuis sa création en 2007, FlexiSAF a élargi sa base de clients à 15 institutions de niveau universitaire et à plus de 400 écoles secondaires à travers le Nigeria. Elle a déjà numérisé 53 000 bulletins scolaires et 80 000 résultats d’examens. Au total, ce sont donc plus de 100 000 étudiants nigérians dont les données sont désormais stockées, à l’abri de tout risque de perte. FlexiSAF est basé à Abuja, la capitale du Nigeria, mais a installé des bureaux à Lagos et dans quatre autres villes du pays.

Alors qu’une multitude de nouvelles solutions technologiques émergent actuellement, le secteur éducatif nigérian tarde à s’automatiser. Si la plupart des établissements peuvent désormais se permettre d’acheter un ordinateur, certains refusent encore de passer au numérique.

Le 15 août dernier, le classement de Shanghai, qui répertorie les meilleures universités au monde, a été publié et aucun établissement nigérian n’y figurait. Quelques mois plus tard, l’institut Times Higher Education a placé l’université nigériane d’Ibadan dans son classement, au-delà de la 800e place. Des résultats dont on peut espérer qu’ils vont pousser les facultés du pays à revoir le niveau de leurs programmes et leur mode de fonctionnement.

Un article de Konbini Nigeria, traduit de l’anglais par Sophie Janinet