Mercredi 16 août, le Parlement libanais a abrogé une loi particulièrement horrible et sexiste qui permettait à un violeur d’échapper à la justice.
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Il s’agissait de l’article 522 du Code pénal libanais. Ce texte, qui concernait les viols – dont ceux sur mineurs -, stipulait que si « un mariage valide [était] contracté entre l’auteur d’un de ces crimes et la victime, les poursuites cess[aient] et si un verdict a[vait] déjà été prononcé, son application [était] suspendue ».
Votée en 1948, cette loi a été abrogée le 16 août dernier, après une longue campagne de près de sept mois menée par des associations et la société civile libanaise. Depuis février dernier en effet, de nombreuses actions ont été lancées pour « dire non à la loi sur le viol », particulièrement appliquée dans les zones rurales du pays.
Very important campaign in #Lebanon to ban the article 522 enabling the rapists to escape their crime if they marry their victim #undress522 pic.twitter.com/0P1HvgMBan
— Ouarda وردة (@Ouardaiqbal) 4 décembre 2016
Pour sensibiliser la population à la dangerosité de ce texte, 31 robes de mariée avaient par exemple été accrochées à la Corniche de Beyrouth en avril dernier par l’artiste libanaise Mireille Honein. « Il y a trente-et-un jours dans un mois et chaque jour, une femme risque d’être violée et d’être forcée d’épouser son violeur », expliquait à l’époque Alia Awada, responsable de l’association Abaad, qui défend les droits des femmes.
Beyrouth: une artiste pend des robes de mariée, dénonçant une loi qui permet à un violeur d'échapper à la prison s'il épouse sa victime #AFP pic.twitter.com/n2GNfFGWPN
— Agence France-Presse (@afpfr) 22 avril 2017
En abrogeant cette loi, le Liban rejoint le Maroc, l’Égypte et la Tunisie (qui a abrogé la loi en juillet). Le Parlement jordanien a également voté la suppression d’un texte similaire le 1er août dernier.












